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Quand Edouard Philippe et Nicolas Sarkozy manquaient d’en venir aux mains

Nicolas Sarkozy et Edouard Philippe, le 26 mai 2015 au Havre.

Nicolas Sarkozy et Edouard Philippe, le 26 mai 2015 au Havre. - CHARLY TRIBALLEAU - AFP

Le nouveau Premier ministre d’Emmanuel Macron n’est pas seulement l’un des plus fidèles juppéistes. Il a aussi été un temps très antisarkozyste.

On dit d’Edouard Philippe qu’il est à l’aise avec le positionnement ni droite-ni gauche d’Emmanuel Macron. Ce qui est sûr, c’est que le nouveau locataire de Matignon, nommé ce lundi, n’est pas sarkozyste. Le fidèle d’Alain Juppé et l’ancien président de la République n’ont jamais eu d’atomes crochus. A tel point que les deux hommes ont bien failli en venir aux mains, comme le rappelle Le Monde ce lundi.

La scène se passe le 17 novembre 2002, lors du congrès fondateur de l’UMP, au Bourget (Seine-Saint-Denis). Nicolas Sarkozy tente de voler la vedette à Alain Juppé, candidat à la présidence du nouveau parti de droite voulu par Jacques Chirac. Mais Edouard Philippe empêche celui qui est alors ministre de l’Intérieur de faire une arrivée triomphale.

"Toi, tu ne me refais jamais ça"

Ce geste va lui valoir un tête-à-tête musclé avec "Sarko", comme le nouveau chef du gouvernement le raconte auprès du Monde:

"Après les premières prises de parole, on me fait dire que le ministre de l’intérieur veut me voir. Dans la loge, il s’avance vers moi. Il me tape contre le poitrail avec le poing, et lâche : 'toi, tu ne me refais jamais ça !' Il continue, je repousse son bras, nous sommes tous les deux déséquilibrés. Cela aurait pu déraper… Finalement, il s’est calmé d’un coup et moi j’étais flageolant".

Dans un entretien à L’Opinion paru en 2015, Edouard Philippe tempère néanmoins leur hostilité commune avec Nicolas Sarkozy :

"Je n’ai jamais été sarkozyste. Mais globalement, je dis beaucoup moins de mal de lui que ceux qui le soutiennent ou qui l’ont soutenu".
G. de V.