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Présidentielle: pour Marine Le Pen, Éric Zemmour n'a "aucune chance" d'être au second tour

Marine Le Pen, présidente du Rassemblement National (RN) et candidate à la présidentielle, lors d'une conférence de presse, le 23 septembre 2021 à Metz.

Marine Le Pen, présidente du Rassemblement National (RN) et candidate à la présidentielle, lors d'une conférence de presse, le 23 septembre 2021 à Metz. - JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN © 2019 AFP

Un sondage publié ce vendredi place le polémiste, pour la deuxième fois, en position d'accéder au second tour.

Marine Le Pen, candidate du Rassemblement national (RN) à l'élection présidentielle, a estimé ce vendredi à Bruxelles que le polémiste et candidat potentiel Éric Zemmour n'avait "aucune chance d'arriver au second tour" alors qu'un nouveau sondage les place au coude-à-coude.

"Je vous le dis par conviction et par expérience. Car le choix qu'il fait est le choix de la provocation, le choix qu'il fait est de mettre de côté, quitte à la mépriser, une grande catégorie de Français", a poursuivi Marine Le Pen alors qu'un nouveau sondage, la met dans un mouchoir de poche avec l'ancien journaliste du Figaro pour se qualifier au second tour en avril 2022.

Coude-à-coude

Marine Le Pen et Éric Zemmour recueillent tous les deux autour de 16% d'intentions de vote, derrière Emmanuel Macron, indique un sondage Ipsos publié vendredi.

Éric Zemmour "a déclaré que seules votaient pour moi les catégories populaires, un 'ghetto d'ouvriers et de chômeurs'", a relevé Marine Le Pen venue à Bruxelles rencontrer notamment le chef du gouvernement polonais Mateusz Morawiecki, en marge d'un sommet des Vingt-Sept.

"Il faut être le président de tous les Français, quelles que soient leurs catégories sociales, leur origines, leurs religions, leurs opinions politiques", a souligné la candidate estimant que seule la bourgeoisie était la "cible électorale" de son rival qui ne s'est pas encore officiellement déclaré à la course à l'Élysée.

Le Pen affirme porter une "rupture"

Marine Le Pen a rappelé avoir été désignée à la tête de sa famille politique pour mettre fin "aux provocations" et "pour "l'arracher à cette ivresse de la groupusculisation" dans une référence sibylline au Front National époque Jean-Marie Le Pen, son père.

"Le buzz permanent" peut "susciter pendant un temps un intérêt mais fondamentalement je pense que les Français attendent une véritable rupture".

Elle a affirmé porter cette "rupture", dans le domaine de l'immigration "mais pas seulement", également dans le domaine économique, social et des relations internationales.

C.M. avec AFP