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Marine Le Pen sur les affaires: "Il y a un vrai parfum de persécution"

Marine Le Pen sur BFMTV, dimanche 5 mars

Marine Le Pen sur BFMTV, dimanche 5 mars - BFMTV

La présidente du Front national était invitée, ce dimanche midi, de BFM Politique. L'occasion pour Marine Le Pen de revenir sur les affaires qui occupent l'espace médiatique actuel.

Donnée régulièrement en tête du premier tour de la présidentielle dans les sondages, mais annoncée battue au second tour, Marine Le Pen a critiqué la position de François Fillon de rester candidat tout en expliquant pourquoi elle ne souhaitait pas se rendre devant le juge. 

"Je suis inquiète. Le débat est quasiment interdit(…) Il est de plus en plus difficile de savoir qui propose quoi. C’est un orchestre, un bruit de fond où l’on ne parle que des affaires et non du fond. La moitié de cette campagne est inutile".

Avec ces mots, la présidente du FN déplore les affaires d’emplois présumés fictifs de la femme et des enfants de François Fillon. Pour autant, Marine Le Pen est, elle aussi, au cœur d’affaires d’emplois présumés fictifs

Le 15 décembre dernier, une information judiciaire a été ouverte par le pôle financier du parquet de Paris pour "abus de confiance" et recel de ce délit, "escroqueries en bande organisée", "faux", "usage de faux" et "travail dissimulé". Les investigations reposent sur des soupçons d'emplois fictifs occupé par Thierry Légier, le garde du corps de Marine Le Pen, et Catherine Griset, une très proche de la candidate FN, pour une rémunération globale de 340.000 euros.

"Une volonté de s'insérer dans l'élection présidentielle"

A ce jour, la présidente du FN n’a eu de cesse de refuser les rendez-vous devant le juge, en vue d'une probable mise en examen. Elle justifie sur notre antenne "que cette affaire est très ancienne" et qu'elle en repose que sur un "problème de statut" de son associée. Une version contredite par le journaliste Laurent Fargues qui sort un ouvrage sur ces trois ans de demi d'enquête. 

"Je pense qu'il y a une volonté de s'insérer dans l'élection présidentielle. (...) Le parquet est dépendant du pouvoir politique. Le parquet n'est pas indépendant. Il y a un certain nombre de magistrats qui sont politisés. (...) Il n'y a pas d'urgence. Il y a un vrai parfum de persécution."

Dans la foulée, la présidente du Front national a répété qu'elle ne se rendrait pas à cette convocation.

"Ce procès aurait pu se tenir avant la présidentielle. Mais Marine Le Pen n’a eu de cesse de multiplier les recours pour repousser ses rendez-vous avec les juges", souligne Laurent Fargues au micro de RMC.

La semaine dernière, le Parlement européen, réuni en session plénière, a levé l'immunité parlementaire de Marine Le Pen dans le cadre de l'enquête que la publication sur Twitter d'images d'exactions de Daesh en décembre dernier. Une information judiciaire avait également été ouverte dans ce dossier.

E. H.