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Police-Justice

Assistants parlementaires du FN: Marine Le Pen ne se rendra pas à la convocation des juges

Marine Le Pen a annoncé qu'elle refuserait de se rendre à cette convocation par les juges d'instructions en raison de son immunité parlementaire.

Marine Le Pen a été convoquée en vue d'une possible mise en examen par les juges d'instruction en charge du dossier sur des soupçons d'emplois fictifs de deux assistants parlementaires au Parlement européen. Dans la foulée, la présidente du Front national a répété qu'elle ne se rendrait pas à cette convocation.

La candidate FN à la présidentielle a envoyé un courrier aux juges pour leur annoncer sa décision de ne pas répondre à cette convocation avant la fin de la campagne électorale. Selon les proches de Marine Le Pen, cette dernière ne souhaite pas se rendre pas à ce rendez-vous face à la justice française en raison de son immunité parlementaire dont elle dispose à Strasbourg.

Immunité parlementaire

Jeudi, le Parlement européen, réuni en session plénière, a levé l'immunité parlementaire de Marine Le Pen dans le cadre de l'enquête que la publication sur Twitter d'images d'exactions de Daesh en décembre dernier. Une information judiciaire avait également été ouverte dans ce dossier. "Elle se rendrait devant les juges pour l'affaire des tweets car dans ce cas son immunité a été levée", explique à BFMTV l'entourage de la présidente du parti frontiste.

Le 15 décembre dernier, une information judiciaire a été ouverte par le pôle financier du parquet de Paris pour "abus de confiance" et recel de ce délit, "escroqueries en bande organisée", "faux", "usage de faux" et "travail dissimulé". Les investigations reposent sur des soupçons d'emploi fictif occupé par Thierry Légier, le garde du corps de Marine Le Pen, et Catherine Griset, une très proche de la candidate FN, pour une rémunération globale de 340.000 euros.

Délais trop court avant la présidentielle

Dans ce dossier, Marine Le Pen a déjà refusé de se rendre à une convocation, cette fois-ci, de la police. Thierry Légier et Catherine Griset ont été entendu, le 22 février dernier, par les policiers à la Direction centrale de la police judiciaire à Nanterre. Le premier a été relâché, la seconde a été mise en examen pour "recel d'abus de confiance". la présidente du Front national avait alors dénoncé "une cabale politique".

Selon l'entourage de Marine Le Pen, pour que cette dernière soit entendue dans cette affaire, "il faudrait que la justice française saisisse le Parlement européen, que la commission des affaires juridiques fasse un rapport puis que le Parlement européen se réunisse en session". "Compte tenu des délais, c'est impossible avant l'élection présidentielle", fait-on savoir. De là à y voir une volonté politique de croiser le fer, il n'y a qu'un pas.

Justine Chevalier avec Neila Latrous et AFP