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Législatives: pourquoi En Marche ne dévoile finalement que 450 candidats

Le parti d'Emmanuel Macron a connu un afflux de candidatures de dernière minute

Le parti d'Emmanuel Macron a connu un afflux de candidatures de dernière minute - Eric FEFERBERG / AFP

Le parti du président fraîchement élu présentera 450 candidats étiquetés REM (La République en Marche), au lieu de 577, pour les élections législatives ce jeudi. La faute à des demandes d'investitures de dernière minute dont celle de l'ancien Premier ministre Manuel Valls.

Ce sera finalement 450. Lundi, le secrétaire général de La République en Marche Richard Ferrand avait pourtant annoncé que les 577 candidats investis par le parti pour les élections législatives seraient connus "d'ici jeudi midi". Il n'en sera rien. 

Victime de son succès avec un afflux de candidatures de dernière minute, le parti d'Emmanuel Macron doit se résoudre à faire marche arrière. "On va annoncer environ 450 noms dont on est certain", a déclaré le président de la Commission d'investiture Jean-Paul Delevoye

L'investiture de Manuel Valls au coeur des discussions

Manquent donc 127 candidats. Il faut dire que des vocations tardives, qui se sont fait connaître au lendemain de l'élection d'Emmanuel Macron, imposent à La République en Marche de poursuivre l'étude des candidats. Première d'entre elles, celle de Manuel Valls, dévoilée mardi, qui met le parti dans une situation délicate. Ses ténors ont toutefois affiché une position claire: pas de traitement de faveur. L'ancien Premier ministre devra suivre la procédure comme tout le monde en remplissant le formulaire en ligne. Et pour l'heure, ce dernier ne remplirait "pas les critères d'acceptation", selon Jean-Paul Delevoye

"L'idée, contrairement à ce que l'on dit, n'est pas d'humilier ni de brutaliser ces candidatures", a indiqué une source à La République en Marche. "Au contraire, cela nous oblige à les analyser et à être prudent sur un certain nombre de circonscriptions", poursuit ce même cadre, précisant que "cela ne présage pas de l'issue" de l'examen.

Des accords avec le Parti socialiste?

Mardi, des responsables de La République en Marche avaient indiqué dans un premier temps que Manuel Valls avait "des chances" d'être investi mais que "rien" n'était automatique non plus. Même chose pour près d'une centaine de députés socialistes comme le député de l'Essonne, Malek Boutih, qui a annoncé avoir fait sa demande d'investiture dimanche dernier. 

Enfin, selon une source du parti du président élu, l'annonce de 450 députés au lieu de 577 ce jeudi pourrait s'expliquer "à la marge" par la proposition du Parti socialiste d'ouvrir des discussions pour que des accords soient trouvés dans les circonscriptions où le Front national a obtenu un score élevé au second tour de la présidentielle. 

P.L avec AFP