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Manuel Valls ne remplit pas "à ce jour" les critères pour une investiture En Marche!

Jean-Paul Delevoye,  le président de la commission nationale d'investiture d'En Marche!.

Jean-Paul Delevoye, le président de la commission nationale d'investiture d'En Marche!. - Capture Europe 1

Le président de la commission nationale d'investiture d'En Marche! estime que derrière la candidature de Manuel Valls, il y a celles de députés "qui ont peur de perdre" et assure que le mouvement n'a pas vocation "à recycler".

La prise de distance se poursuit ce mercredi. Au lendemain des déclarations de Manuel Valls se disant prêt à rejoindre la majorité présidentielle, Jean-Paul Delevoye met un nouveau frein à cette ambition. "A ce jour, il n’est pas dans les critères d’acceptation de sa demande d’investiture", a précisé sur Europe 1 le président de la commission nationale d'investiture du mouvement En Marche!.

Et d'insister, sans définir clairement les critères: "Dans ce cas très précis, la commission nationale d’investiture ne peut pas analyser la candidature de M. Valls. C’est l’aspect très clair des choses."

Mardi, l'ancien Premier ministre appelait à donner au président élu "une majorité large et cohérente". "Donc, et j’invite tous les progressistes à le faire, je serai candidat de la majorité présidentielle, et souhaite m'inscrire dans son mouvement qu'est la République en Marche", expliquait-il sur RTL. Immédiatement, les cadres du mouvement lui avait offert un accueil glacial assurant que l'investiture pour les Législatives n'était pas "automatique".

Pas la vocation de "recycler"

Sans fermer totalement la porte à Manuel Valls, Jean-Paul Delevoye a salué le "courage" dont il a fait part "de quitter un parti socialiste aujourd’hui en décomposition". Assurant que "la parole de Manuel Valls n'est pas anodine", que "la parole du Premier ministre doit être analysée", le président de la commission d'investiture rappelle que "les règles s'imposent à tous, y compris à Manuel Valls".

Face à cette réponse cinglante, les responsables d'En Marche! se sont entretenus avec l'ancien Premier ministre. "Il est parfaitement lucide et cohérent avec lui", poursuit Jean-Paul Delevoye. Mais plus que le sort personnel de Manuel Valls, le proche d'Emmanuel Macron s'inquiète pour le message politique que livrerait cette investiture.

Et de conclure: "Nous sommes soucieux de voir que derrière Manuel Valls, on voit des tas de demandes de députés sortants qui ont peur de perdre leur circonscription et qui demande à être sauvés. Nous n’avons pas vocation à recycler, nous avons vocation à construire une nouvelle offre politique citoyenne."

dossier :

Manuel Valls

J.C.