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"Ni-ni" de l'UMP: Valls dénonce une "faute morale" de Sarkozy

Manuel Valls, dimanche, pendant la journée de vote du premier tour.

Manuel Valls, dimanche, pendant la journée de vote du premier tour. - Kenzo Tribouillard - AFP

Le Premier ministre a confirmé les mauvais scores de son parti, mais souligne que la gauche totalise un score de près de 28%, soit plus que celui du FN.

Manuel Valls a appelé lundi au "rassemblement de toute la gauche", confirmant que le PS et ses alliés avaient été éliminés dans environ 500 cantons dès le premier tour des départementales, et dénoncé une "faute morale et politique" dans le ni PS ni FN prôné par l'UMP.

"Le Parti socialiste a mieux résisté que ce qui était prévu. Le PS et les divers gauche et radicaux de gauche réalisent autour de 28%, c'est-à-dire plus que le Front national", a affirmé le Premier ministre sur RTL. "Il faut mobiliser les abstentionnistes et il faut rassembler la gauche qui était trop dispersée, trop divisée au premier tour pour garder un maximum de cantons et pour garder un maximum de départements", a également déclaré Manuel Valls, très impliqué dans la campagne de premier tour.

"Tournons cette page. A ce stade, ce qui compte, c'est le rassemblement de toute la gauche, des écologistes, des progressistes autour du candidat de gauche présent au second tour", a insisté Manuel Valls qui a attaqué la position "ni FN, ni PS" prônée par l'UMP là où elle est éliminée. "Je regrette la position de Nicolas Sarkozy et de l'UMP. C'est une faute morale et c'est une faute politique. Quand on a à choisir entre un candidat républicain et le Front national, on n'hésite pas. La gauche, elle, n'hésite pas", a-t-il fustigé.

Il restera Premier ministre

"Le combat continue" contre le Front National qui poursuit sa "progression", a admis par ailleurs Manuel Valls. "Je ne voulais pas que le FN soit la première formation de notre pays et je souhaitais que les électeurs, et pas simplement de gauche, se mobilisent. Et je me réjouis, d'une certaine manière, que les formations républicaines aient plutôt bien résisté".

"Il faut poursuivre une politique qui va donner des résultats. Bien sûr qu'il faut être à l'écoute des citoyens, de leurs angoisses, de leur colère dans bien des domaines", a-t-il poursuivi, confirmant son intention de rester à Matignon à l'issue du scrutin et de mener la même politique.

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A. G. avec AFP