BFMTV

Valls appelle la droite et le centre à refuser le "ni-ni mortifère"

Manuel Valls et Claude Bartolone à Noisy-le-Grand.

Manuel Valls et Claude Bartolone à Noisy-le-Grand. - Thomas Samson - AFP

L'UMP et ses alliés centristes se sont imposés dimanche en tête du premier tour des élections départementales, devançant le Front national, qui perd le pari du plébiscite, et le Parti socialiste, qui paye le prix de la désunion de la gauche.

>> Retrouvez tous les résultats, canton par canton sur notre carte 

La droite est sortie largement en tête du premier tour des départementales, alors que la gauche divisée est en passe de perdre dimanche prochain une trentaine de conseils généraux et que le FN, à plus de 25%, est qualifié dans plus d'un canton sur deux.

>> Ce live est terminé: retrouvez ci-dessous le début de l'entre-deux tours des élections départementales. 

19h45 - Le Foll appelle au "rassemblement". "Ceux qui pensaient pouvoir créer une alternative à gauche du PS pendant ces départementales voient bien que cela n'a pas fonctionné", analyse Stéphane Le Foll sur BFMTV. "Maintenant, il faut qu'on se rassemble. Il faut aller vite et être clair", martèle le porte-parole du gouvernement.

19h10 - Lagarde: "l'extrême droite est pire que le PS". "A l'UDI, cela a toujours été le cas, comme pour Jacques Chirac en son temps", affirme son président Jean-Christophe Lagarde sur BFMTV. "Nous voulons des alternances au PS, mais pas pour faire pire", ajoute-t-il. Quant au désaccord avec l'UMP sur le sujet, Jean-Christophe Lagarde ne s'en soucie pas: "nous sommes deux formations politiques, il est normal que nous n'ayons pas les mêmes opinions sur tout. Mais l'indépendance n'exclut pas les alliances".

18h45 - A droite aussi, la campagne se poursuit. François Fillon se rend à Pessac, en Gironde, pour y soutenir le binôme de droite avec le maire de Bordeaux, Alain Juppé.

18h30 - Valls "appelle à la mobilisation". A Noisy-le-Grand, Manuel Valls affirme devant la presse que "rien n'est joué. Ce sont les électeurs qui décideront dimanche, pas les pronostiqueurs qui se sont lourdement trompés avant le premier tour", lance le Premier ministre. "J'appelle à la mobilisation de tous les électeurs", poursuit Manuel Valls. "Qu'ils viennent voter pour défendre un modèle de vie, un modèle social. La gauche doit pouvoir garder le plus grand nombre de cantons et de départements". Puis le Premier ministre s'en prend à la stratégie de l'UMP face au FN, et exhorte la droite et le centre à refuser le "ni-ni mortifère".

18h10 - Le FN pourrait-il gagner un département? "Ce serait une surprise extraordinaire", reconnaît sur BFMTV Marion Maréchal-Le Pen, députée du Vaucluse, qui affirme ne faire "aucun objectif chiffré". "Sur le papier, on a des départements très bien classés, mais on est lucides sur la difficulté."

17h50 - Valls à Noisy. Le Premier ministre est sur place et échange actuellement avec des élus locaux.

17h30 - Manuel Valls est attendu d'une minute à l'autre à Noisy-le-Grand, en Seine-Saint-Denis. Il participera d'abord à une réunion avec les acteurs locaux à la Maison pour tous du jardin des sources, avant de déambuler dans le quartier du pavé-neuf, en compagnie de Claude Bartolone.

17h00 - Bruno Le Maire mardi en Seine-et-Marne. Il se rend à Courtry mardi soir pour y soutenir les candidats de la droite et du centre.

16h00 - La rencontre entre Nicolas Sarkozy et Jean-Christophe Lagarde est terminée. Les deux hommes ont notamment évoqué leur désaccord sur l'attitude à adopter face au Front national: si la droite est absente du second tour, Nicolas Sarkozy est pour le "ni ni" (ni PS, ni FN), quand le président de l'UDI prône le front républicain. Les deux hommes ont constaté cette divergence, en décidant qu'elle n'aurait pas de conséquence pour la suite: "c'est le droit de l'UDI" d'être pour le front républicain, "ça ne me pose aucun problème", a dit Nicolas Sarkozy >> Vidéo à regarder ici

Jean-Christophe Lagarde a de son côté appelé à nouveau à "faire barrage à l'extrême droite".

15h10 - Le FN a-t-il atteint son plafond? Même avec 25% des voix, les candidats du Front national ont mobilisé plus d’électeurs que lors des européennes, en mai 2014. Ces élections représentent-elles un réel coup de frein dans l’ascension du FN, ou Marine Le Pen a-t-elle raison d’évoquer "un exploit" pour son parti? Eléments de réponse dans notre article.

14h55 - Sarkozy rencontre Lagarde. Le président de l'UMP doit arriver d'une minute à l'autre au siège de l'UDI lundi après-midi pour y rencontrer le président, Jean-Christophe Lagarde. Ensemble, ils doivent évoquer leur stratégie commune pour l'entre-deux tours. Une rencontre prévue avant le scrutin, rappelle Pauline de Saint-Rémi, journaliste politique de BFMTV.

13h55 - Manuel Valls à Noisy-le-Grand. Le Premier ministre se rend dans cette ville de Seine-Saint-Denis lundi aux alentours de 16 heures. Il doit y rencontrer des militants en compagnie de Claude Bartolone, président de l'Assemblée et ancien président du département. La Seine-Saint-Denis est le département qui a le moins voté dimanche.

13h50 - Le PC aussi dresse un premier bilan. Il affirme que les listes soutenues par le Front de gauche réalisent un score de 9,4% au niveau national. Le ministère de l'Intérieur situe le Front de gauche à 4,73% et le PCF à 1,32%. Le PCF avec le Front de gauche "fait plus que résister, il progresse par rapport aux élections départementales de 2008 et 2011", estime-t-il.

13h35 - Valls et Sarkozy dans l'entre-deux tours. Que vont faire Manuel Valls et Nicolas Sarkozy cette semaine? Le Premier ministre devrait tenir "au moins deux meetings", comme il l'avait annoncé dimanche après avoir voté. Nicolas Sarkozy, lui, devrait en faire trois, selon un journaliste du Monde: mardi à Asnières, mercredi à Halluin et jeudi à Perpignan.

12h45 - Europe Ecologie - Les verts fait le bilan. Le parti écologiste a établi un premier bilan chiffré du premier tour des départementales: "sur les 1.000 cantons où EELV présentait ou soutenait des candidats, 377 constituaient des candidatures autonomes soutenues par EELV. Dans ce cas de figure, le score moyen est de 9,7%", détaille David Cormand. Lorsqu'il y a eu alliance avec le Front de gauche (450), le score moyen est de 13,6%, contre 27% lors d'alliances avec le PS (157). Enfin, 15 candidatures étaient faites en alliance avec le PS et le PCF: le score moyen est de 30,5%.

Pas question pour EELV d'endosser les accusations de division à gauche. "Ce qui fait la division de la gauche, c'est la ligne politique de (Manuel) Valls qui balkanise la gauche et éloigne les écologistes" a déclaré David Cormand.

12h30 - Une dizaine de départements sont incertains pour le second tour du 29 mars: la Corrèze, département d'élection de François Hollande, l'Essonne, département de Manuel Valls, les Deux-Sèvres, ex-fief de Ségolène Royal, la Seine-Maritime de Laurent Fabius, le Val-de-Marne et l'Allier, seuls départements encore détenus par le PCF, la Saône-et-Loire, la Charente, le Finistère, le Tarn et la Loire-Atlantique.

12h05 - L'UMP et l'UDI pourraient contrôler "les 2/3 des départements", estime Jean-Christophe Lagarde. Le président de l'UDI a affirmé ce lundi sur Radio Classique que l'UMP et son parti, alliés pour les élections départementales, "pourraient contrôler les deux tiers des départements", "pour construire des politiques utiles".

11h55 - Luc Chatel soutient le ni-ni. "Ce serait un peu paradoxal, au moment où les Français se détournent massivement des socialistes, massivement de la gauche, que nous, la droite républicaine, nous appelions à voter pour eux", a justifié le député UMP, au micro de BFMTV. "Nous sommes très clairs dans nos convictions et Nicolas Sarkozy l'a encore rappelé hier soir. Effectivement, nous combattons les idées du Front national, et en même temps nous nous opposons à la politique du gouvernement".

11h35 - Le FN va-t-il diriger un département? Le FN est arrivé dimanche en tête au premier tour des élections dans 43 départements sur 98. Ses meilleurs scores sont enregistrés dans le Var, l'Aisne et le Vaucluse. Peut-il diriger un département? Lundi matin sur BFMTV, Marine Le Pen a jugé l'hypothèse "crédible" dans un ou deux départements. Explications.

11h15 - Hervé Morin approuve le "ni-ni". A l'inverse du président de l'UDI Jean-Christophe Lagarde, qui a appelé dimanche soir à "faire barrage à l'extrême droite" en utilisant le "bulletin républicain", l'ancien ministre de la Défense, l'UDI Hervé Morin, a approuvé la position du ni PS-ni FN prônée par Nicolas Sarkozy. "Je fais partie de ceux qui considèrent que si je me retrouve dans un second tour entre le Parti socialiste et le Front national, je vote blanc", a ainsi affirmé Hervé Morin, sur Sud Radio.

10h55 - Le PS perd son bastion du Nord. Le Parti socialiste, aux commandes du conseil général du Nord depuis 1998, est promis à la défaite dans ce département, où il a été écrasé au premier tour par l'UMP-UDI et le FN. Le PS est éliminé dans 27 cantons sur les 41 -nombre record- que compte le département le plus peuplé de France. Pour la maire de Lille, Martine Aubry, redoutait cette défaite. "L'abstention a été moins forte que prévu, mais elle a, comme partout en France où il y a des catégories populaires en déshérence, profité au Front national", a commenté Martine Aubry.

>> voir la vidéo ici

10h30 - Que retient la presse régionale de ce premier tour des départementales? Tour de France des Unes de la presse locale dans le diaporama ci-dessous:

10h20 - Bruno Le Maire appelle l'UMP à ne pas crier victoire trop tôt. Invité sur Radio Classique, l'ancien ministre a estimé qu'il n'y a "aucune leçon présidentielle" à tirer de ce premier tour. "Je pense que les conditions de la reconquête sont aujourd'hui réunies", a-t-il dit, avant de nuancer: "ne crions pas victoire trop tôt, la reconquête, elle est longue, elle est difficile, on reconquiert les territoires, il faudra ensuite reconquérir le coeur des Français et retrouver toute notre crédibilité".

9h45 - "Nous devons entendre le message d'exaspération des électeurs du FN", estime Hortefeux. Pour l'ancien ministre, le résultat de ces élections représente "un échec pour le FN". "On annonçait qu'il serait la première formation de France, il l'était mais il ne l'est plus. Mais nous devons entendre le message d'exaspération des électeurs du FN, qui ne sont pas des sous-citoyens et qui ne sont pas des électeurs de seconde zone", a indiqué Brice Hortefeux, sur Europe 1.

9h40 - Fillon "défend" la position de Sarkozy sur le ni-ni. L'ancien Premier ministre a assuré, sur RTL, ce lundi matin, qu'il défend la position adoptée par l'UMP sur le ni FN-ni PS au second tour, consigne donnée par Nicolas Sarkozy dimanche soir. "On n'est pas non plus dans la situation où on sonne le tocsin, comme l'a fait le Premier ministre en expliquant que la République est en danger. Le jour ou la République sera en danger, chacun prendra ses responsabilités", estime François Fillon.

9h35 - Marine Le Pen ouverte à un débat avec Sarkozy. A la question de savoir si elle accepterait un face à face avec Nicolas Sarkozy sur BFMTV, la patronne du FN a été formelle, ce lundi matin, sur notre antenne: "Bien entendu", a-t-elle ainsi répondu.

9h20 - Le PS et ses alliés éliminés dans 524 cantons. Le secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen, a indiqué sur iTELE que le Parti socialiste sera absent de 524 cantons au second tour, dimanche prochain.

9h05 - "Nous sommes les seuls gagnants", estime Marine le Pen. Au lendemain du premier tour des départementales, la présidente du Front national, dont le parti a obtenu 25,70 % des suffrages selon des résultats encore partiels, a considéré sur BFMTV et RMC ce lundi matin qu'il s'agit d'un "triomphe". "Nous faisons 360.000 voix de plus qu'aux européennes, donc c'est un vrai grand succès", a-t-elle souligné.

"Nous augmentons nos voix, nous nous implantons localement de manière durable à un niveau extrêmement haut. Je suis heureuse", a-t-elle ajouté, estimant que le FN est "le seul gagnant du premier tour".

08h55 - La presse raille la "raclée monumentale" du PS. La droite est sortie largement en tête du premier tour des départementales, alors que la gauche apparaît affaiblie et divisée, tandis que le FN affiche un score moins élevé que prévu. Un résultat jugé "surprenant" par la presse ce lundi. Le détail dans notre revue de presse.

08h52 - Juppé "respecte" le ni-ni mais sa priorité reste de contrer le FN. L'ancien Premier ministre indique sur son blog qu'il "respecte" la consigne du ni FN ni PS au second tour, édictée par l'UMP, mais affirme qu'il ne change pas sa priorité, qui est de "faire barrage du FN".

08h45 - L'alliance UMP-UDI sort vainqueur de ce premier tour des élections départementales, avec 30% des voix, suivi du Front national à 25,70%, selon des résultats communiqués par le ministère de l'Intérieur, ce lundi matin. Le PS et ses alliés sont quant à eux à 21%.

-
- © -

08h27Manuel Valls va-t-il démissionner comme le demande Gérald Darmanin? "Chacun sait que je continuerai à la tête du gouvernement", lance sur RTL le Premier ministre. 

08h10 - Darmanin: "Valls devra partir" Invité à réagir aux propos de Manuel Valls qui juge lundi matin que le "ni-ni" de l'UMP est une "faute morale et politique", Gérald Darmanin répond que le Premier ministre est "dans un monde parallèle", "comme le coq de Chantecler". "Monsieur Valls ne fait pas de politique de gauche donc il devra partir s'il ne veut pas que monsieur Hollande soit éliminé du premier tour", ajoute le secrétaire général adjoint de l'UMP chargés des élections. "Localement, le PS sont des grand diseux et des petits faiseux, comme on dit", conclue-t-il.

>>> Voir la vidéo ici

08h00 - Manuel Valls qualifie de "faute morale et politique" la position de l'UMP, qui n'appellera à voter ni pour le FN ni pour le PS en cas de duel entre les deux partis dimanche prochain au second tour des élections départementales. "Je regrette la position de Nicolas Sarkozy et de l'UMP. C'est une faute morale et c'est une faute politique. Quand on a à choisir entre un candidat républicain et le Front national, on n'hésite pas. La gauche, elle, n'hésite pas", assure sur RTL le Premier ministre.

07h00 - Division chez les écolosLes écologistes François de Rugy et Jean-Vincent Placé ont déploré dimanche la "désunion" de la gauche et la stratégie d'alliance à l'extrême gauche d'Europe Ecologie-Les Verts aux élections départementales.

"Le résultat du premier tour des élections départementales doit servir d'électrochoc (...) pour la majorité, et singulièrement pour les écologistes, il n'est plus possible de continuer comme avant", a écrit François de Rugy, coprésident du groupe écologiste à l'Assemblée nationale, dans un communiqué.

06h49 - "Nous allons jouer gagnant sur les cantons où nous sommes au second tour", annonce sur BFMTV, Louis Aliot. Plus généralement, le vice président du FN se dit "satisfait" de la progression nette de son parti au premier tour des départementales."Il est évident que la gauche a perdu ces élections dès le premier tour", souligne Louis Aliot.

06h00 - Le Parti socialiste est promis à la défaite dans le Nord, où la droite est en position favorable, mais peut espérer conserver le Pas-de-Calais, tandis que le FN s'est qualifié dans la plupart des cantons des deux départements. Eliminé dans 27 cantons sur les 41 que compte le département le plus peuplé de France, le PS va perdre le Nord qu'il contrôle depuis 1998. La qualification large de ses deux têtes d'affiche - le ministre Patrick Kanner à Lille-5 avec 37,6%, le président du conseil sortant Didier Manier à Villeneuve-d'Ascq avec 31% - n'y a rien fait.

05h30 - Avec plus de 25% des voix, 8 élus dès le 1er tour des élections départementales et l'assurance d'être présent dans plus de la moitié des cantons au second tour, le Front national a dépassé dimanche son score des européennes.