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Crise des gilets jaunes: le jour où Macron a songé à nommer Larcher Premier ministre

Emmanuel Macron et Gérard Larcher le 10 mai 2019 à Paris

Emmanuel Macron et Gérard Larcher le 10 mai 2019 à Paris - Philippe Wojazer - POOL - AFP

Il y a un peu moins d'un an, des manifestants gilets jaunes saccageaient l'Arc de Triomphe à Paris, et incendiaient la préfecture de Haute Loire. Une journée qui a profondément choqué Emmanuel Macron, qui aurait alors réfléchi à changer de Premier ministre.

Pour le 1er anniversaire des gilets jaunes ce samedi, plusieurs manifestations ont été organisées en France. Plutôt calmes en régions, les rassemblements ont été émaillés de violences dans la capitale, notamment autour de la place d'Italie dans le 13e arrondissement.

Au cours de son année d'existence, ce mouvement a connu des week-ends particulièrement agités, comme celui du 1er décembre 2018. À Paris, en plus des nombreux affrontements avec les forces de l'ordre, des manifestants avaient pénétré dans l'Arc de Triomphe, dont l'intérieur avait été saccagé. Au Puy-en-Velay (Haute-Loire), la préfecture avait été incendiée. Des événements qui avaient particulièrement choqué l'Élysée, comme nous l'avions montré dans notre long format, Macron et les gilets jaunes, l'histoire secrète

Si bien que, croit savoir Le Parisien dans son édition de ce samedi, le président français avait alors pensé à un remaniement potentiel de son gouvernement, en nommant Gérard Larcher, président Les Républicains du Sénat, au poste de Premier ministre.

"S'il y avait eu des morts"

Une stratégie qui aurait été pensée ainsi si les choses dégénéraient de nouveau le weekend du 8 décembre. "S'il y avait eu des morts du côté des manifestants le 8 décembre, il aurait appelé Gérard Larcher à Matignon", confie anonymement au quotidien un conseiller du pouvoir. L'idée était de créer "un gouvernement d'union nationale", continue la source.

Au sein du pouvoir, une réelle peur de ne plus arriver à gouverner s'était faite sentir. Une peur qui pourrait resurgir un an après le début du mouvement gilets jaunes, et à quelques mois des municipales. Sans oublier la journée de grève nationale interprofessionnelle du 5 décembre, à laquelle ont appelé plusieurs syndicats, pour protester contre la réforme des retraites.

Salomé Vincendon