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L'Arc de Triomphe, symbole d'un samedi noir

Pris d'assaut par des manifestants, le monument historique a été le théâtre d'intrusions et de dégradations ce samedi.

L'Arc de Triomphe, plongé sous un nuage de lacrymogène, a été pris d’assaut par les manifestants ce samedi. Dès 8h45, les premiers heurts ont éclaté aux abords de ce moment historique situé en haut des Champs-Élysées, sur le rond-point de l'Étoile

Tagué, "les gilets jaunes triompheront"

L’inscription, taguée à l’encre noire, trône désormais sur un pan de l’Arc, tout comme d’autres slogans: "On a raison de se révolter", "Macron démission." Une banderole "Gaulois réfractaires" a par ailleurs été tendue près du monument, en référence à l’expression d’Emmanuel Macron pour désigner la réticence des Français face aux réformes. Autour de l’Arc de Triomphe, des manifestants ont également lancé des pavés sur des camions de gendarmes.

Face à cette attaque d’un symbole de la République, le Premier ministre s’est dit "choqué" tandis que Christophe Castaner a dénoncé une "violence morale" par des individus qui "n’ont pas d’honneur. Ces séditieux cherchent à nuire à tous les symboles de la République".

La flamme du Soldat inconnu prise pour cible

Autour de la flamme du Soldat inconnu, qui repose sous l’Arc de Triomphe, des manifestants casqués et encagoulés ont entonné à la mi-journée la Marseillaise, dans un climat extrêmement tendu avec les forces de l'ordre. "La flamme du soldat inconnu. Voilà ce qu'ils attaquent en ce moment", a dénoncé sur BFMTV Laurent Nuñez, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Intérieur. Des barrières avaient été installées autour de la flamme mais elles ont été déplacées, certaines étant éjectées par des manifestants.

Des gilets jaunes ont toutefois fait barrage de leur corps en s'asseyant autour du tombeau du Soldat inconnu, aux cris de "anti-casseur" et "pacifiste".

Un acte salué par la présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, qui a applaudi "le peuple de France se dressant contre la racaille".

Ascension sur le toit de l'Arc de Triomphe

En fin d’après-midi, quelques individus, moins d'une dizaine, ont atteint la terrasse panoramique de l’Arc de Triomphe. Portant des gilets jaunes, des capuches et des lunettes, ils se sont filmés en selfie avec leurs portables, narguant les forces de l'ordre. Des drapeaux français ont été hissés sur le toit de l'Arc, côtoyant les étendards bretons ou ceux représentant des têtes de morts.

Les galeries dévalisées

D’autres manifestants se sont infiltrés à l’intérieur du monument pour piller des commerces et dégradés les locaux. Des statues ont notamment été cassées et des biens matériels détruits.

A.L. avec AFP