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Cambadélis menace de sanctionner les soutiens PS de Macron 

Le patron du Parti socialiste Jean-Christophe Cambadélis a rappelé que, comme pour Arnaud Montebourg, tout membre du parti soutenant Emmanuel Macron ferait l'objet de sanction voire d'exclusion

Le patron du Parti socialiste Jean-Christophe Cambadélis a rappelé que, comme pour Arnaud Montebourg, tout membre du parti soutenant Emmanuel Macron ferait l'objet de sanction voire d'exclusion - -

Le patron du parti socialiste a rappelé, jeudi 1er septembre, que tout membre du PS qui soutiendrait le démissionnaire Emmanuel Macron serait sanctionné.

Jean-Christophe Cambadélis a rappelé jeudi 1er septembre que, comme pour Arnaud Montebourg, tout membre du PS soutenant Emmanuel Macron ferait l'objet de sanction voire d'exclusion. Il a indiqué: 

"Il ne s'agit pas de sanctionner les soutiens à Emmanuel Macron, mais d'indiquer que le candidat du PS sera celui qui sortira de la primaire", organisée par Solférino fin janvier, a poursuivi son entourage, ajoutant que "tous les socialistes" devront respecter le choix issu de cette primaire, "qu'ils soient pro-Macron ou pro-Montebourg".

Selon Europe 1, Jean-Christophe Cambadélis a adressé au lendemain de la démission du ministre de l'Economie deux SMS à des cadres du PS. Dans le premier, il donne des éléments de langage: "déloyal, malhonnête et sans perspective" et estime que "le président doit être candidat (...), il sera candidat quoi qu'il en coûte". Le député du Finistère Richard Ferrand, un soutien d'Emmanuel Macron a répliqué que "l'expression de menaces sign[ait] une faible capacité à rassembler". 

Jean-Christophe Cambadélis ne hausse pas le ton par hasard. Il sait que ses troupes sont en ordre dispersé. En plus des frondeurs, qui rejoindront Hamon ou Montebourg, il doit faire face à la défection d'une cinquantaine d'élus socialistes, dont Gérard Collomb, maire de Lyon et fidèle de Macron, assure qu'ils sont acquis à la cause de l'ancien ministre de l'Economie.

Pour autant, difficile de dire quelle sera la marche de manoeuvre du patron du PS quant au sort à réserver aux récalcitrants. Lors des négociations sur la loi Travail, il avait déjà émis de telles menaces contre ceux qui s'opposeraient au gouvernement, sans qu'elles n'aient jamais été suivies d'effets. 

Les hollandais ne veulent pas d'une "candidature de plus"

De son côté, Didier Guillaume, sénateur de la Drôme et hollandais historique, s'est adressé à Emmanuel Macron dans une lettre ouverte. Dans son texte, l'élu socialiste enjoint l'ancien ministre à ne pas se présenter à l'élection présidentielle, et lui rappelle tout du long ce qu'il doit à François Hollande. 

"La France (...) a besoin de ce que tu as accompli aux postes stratégiques que le président Hollande t'a confiés" écrit Didier Guillaume.

Plus loin dans le texte, le patron des sénateurs socialistes précise sa pensée et se fait plus direct. Hors de question pour lui qu'Emmanuel Macron se mette entre François Hollande et 2017.

"Cher Emmanuel, je formule un souhait: ne laisse pas ton "ambition pour France" devenir en réalité une simple candidature de plus, une de ces attractions éphémères dont les médias raffolent. (...) Je compte sur toi pour continuer à mettre tes forces au service du collectif" conseille l'élu. 

la rédaction avec AFP