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Benoît Hamon soutenu par Najat Vallaud-Belkacem en meeting

Najat Vallaud-Belkacem, la ministre de l'Education nationale, à l'Assemblée, le 15 juin 2016.

Najat Vallaud-Belkacem, la ministre de l'Education nationale, à l'Assemblée, le 15 juin 2016. - PATRICK KOVARIK - AFP

Najat Vallaud-Belkacem a accompagné Benoît Hamon dans son meeting à Nice, ce mercredi soir. La ministre de l'Education nationale et le candidat à la présidentielle ont désigné leur adversaire lors de ce scrutin: le Front national.

Si de nombreux membres de la majorité ont fait le choix de soutenir Emmanuel Macron plutôt que le "frondeur" Benoît Hamon, si Manuel Valls a décidé de ne pas parrainer ce dernier, Najat Vallaud-Belkacem, elle, ne fait pas défaut à son prédécesseur au ministère de l'Education nationale. Ce mercredi soir, elle était présente au meeting que donnait le candidat à la présidentielle à Nice (Alpes-maritimes) et y a même pris la parole. Sur scène, elle s'est surtout employée à ferrailler contre Marine Le Pen, la favorite des sondages. Najat Vallaud-Belkacem a égrené ses griefs contre le parti qu'elle représente: "Stigmatisation des plus fragiles, surenchère xénophobe, remise en cause des droits les plus fondamentaux, mis au pas des fonctionnaires, sortie de l’euro, voilà," a-t-elle énuméré. Elle a aussitôt poursuivi:

"Voilà, pourquoi, je pense, que l’extrême-droite autoritaire et nationaliste qui est aujourd’hui aux portes du pouvoir dans notre pays mérite que nous consacrions l’essentiel de notre énergie dans cette campagne, nous qui sommes de gauche, à lutter contre le Front national, à expliquer les conséquences de sa politique, à combattre sa démagogie, à démasquer ses mensonges et ses illusions ! N’attendons pas que madame Le Pen soit à l’Elysée pour faire tomber les masques."

"Marine Le Pen montre son vrai visage"

Benoît Hamon, lors de sa prise de parole, a varié sur le même thème. Il a fait allusion à l'histoire: "Je ne vais pas vous parler beaucoup du Front national, il faut juste avoir la conscience lucide de la famille politique à laquelle il se rattache dans le monde et des expériences historiques où quand l’extrême-droite a pris le pouvoir, même démocratiquement, elle ne l’a pas rendu démocratiquement." Il a ensuite fait référence à la sortie offensive de Marine Le Pen au sujet des fonctionnaires à Nantes il y a quelques jours:

"Et il a fallu le lui reprendre et je le dis parce qu’il est des mots qui sonnent. Quand Marine Le Pen s’en prend aux fonctionnaires de police qui enquêtent sur elle en leur disant : 'Vous devrez rendre compte demain si je viens au pouvoir.' Quand elle s’en prend aux juges, quand elle s’en prend aux médias, elle dit ce qu’elle est profondément. Derrière elle, il y a une armée de femmes, d’hommes dont on a libéré la parole raciste, xénophobe, antisémite, islamophobe et qui n’attendent qu’une chose: qu’on leur donne les rênes du pouvoir."

R.V.