BFMTV

Attentats: "Je suis une victime", riposte le patron du Casa Nostra

7 JOURS BFM – Le patron du Casa Nostra, visé par le commando des terrasses lors des attentats du 13 novembre, se présente comme un homme brisé. Accusé d’avoir vendu des images de vidéosurveillance de son restaurant pendant les attaques, il dément et livre sa version des faits.

Près de trois mois après les attentats, Dimitri Mohamadi reste très affecté. Le soir du 13 novembre, sa pizzeria située dans le 11e arrondissement de Paris est ciblée par les terroristes. Cinq personnes sont tuées.

Le restaurant a finalement rouvert ses portes courant janvier. Mais depuis cette terrible soirée, le patron du Casa Nostra raconte avoir "perdu le goût de la vie".

"J’ai pensé deux trois fois à me suicider", confie-t-il à BFMTV.

Le chef d'entreprise arrivé après la transaction?

Après les attentats, le chef d’entreprise a été accusé du pire, avoir vendu des images de vidéosurveillance de son restaurant montrant l’attaque au Daily Mail. Selon le journaliste Djaffer Ait Aoudia, intervenu sur le plateau du Petit Journal, il aurait monnayé ces images pour 50.000 euros. Des accusations qu’il dément depuis. Sans relâche:

"Si je voulais les vendre, je ne vais pas le faire devant une dizaine de journalistes, je sais que ça sortira un jour", se défend-il.

Accablé par les images diffusées dans l'émission de Yann Barthès, il explique qu'un "cousin" a négocié avec les journalistes et qu'il est arrivé après la transaction. Cet homme aurait tenté de le convaincre.

"Il m'a dit 'vends-les, c'est ton droit' (...). Il m'a fait croire que ces vidéos-là, c'était normal de les vendre", explique-t-il, assurant qu'il n'a jamais eu l'intention de le faire et qu'il aurait décliné plusieurs propositions.

"Il faut que je tienne"

Après cette affaire, "tout a changé" et depuis la réouverture du restaurant, son commerce tourne au ralenti. "Plus de clients, les voisins ne disent pas bonjour, c'est l'horreur quoi", détaille le chef d'entreprise. Le patron du Casa Nostra s’est posé également beaucoup de questions.

"Je me suis dit, qu’est-ce qui m’est arrivé? Qu’est-ce que j’ai fait au bon dieu? Avant tout, je suis une victime, tient-il à rappeler. Et puis je me suis dit, les terroristes ne m’ont pas tué. C’est pas les médias qui vont me tuer maintenant. Il faut que je tienne."

C. B avec Thomas Misrachi et Benoit Durand-Kriegel