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Attentat au Bataclan: Didi, héros ordinaire

7 Jours BFM - Grâce à son sang-froid et son courage, Didi a sauvé la vie de dizaines de personnes le 13 novembre au Bataclan. Un rôle qu’il n’a jamais mis en avant, mais plusieurs rescapés ont signé une pétition pour qu’il obtienne la Légion d’honneur ainsi que la naturalisation française. 

C’est une histoire extraordinaire qui était passée jusqu’ici inaperçue. Un homme a joué un rôle crucial pendant la nuit de terreur du 13 novembre. Il s'agit du responsable de la sécurité du Bataclan, âgé de 35 ans, qui s’appelle Didi. Grâce à son sang-froid et son courage, il a sauvé la vie de dizaines de personnes ce soir-là. Un rôle qu’il n’a jamais mis en avant, mais plusieurs rescapés ont signé une pétition pour qu’il obtienne la Légion d’honneur. Samedi plus de 30.000 personnes avaient également signé une pétition réclamant la naturalisation de Didi "arrivé en France à l'âge de six mois.

"Il aurait pu s'enfuir en entendant les coups de feu, puisqu'il se trouvait à l'extérieur, devant les barrières, à discuter avec quelques clients. Mais il a fait le choix d'entrer dans la salle pour avertir les spectateurs et les conduire vers les issues de secours", affirme le texte. Son "sang-froid", "à toute épreuve" et "hors du commun", a "permis de sauver la vie de dizaines de spectateurs", poursuit la pétition, lancée il y a trois semaines par Thiaba Bruni, porte-parole et vice-présidente du Cran, le Conseil représentatif des associations noires.

"Je me sens peut-être plus Français que d'autres personnes"

"Avant les attentats, j'avais déjà réuni pratiquement tous les documents. J'attendais juste un bordereau du Trésor public" pour déposer la demande, a expliqué l'intéressé, qui pendant longtemps n'était "même pas au courant de la pétition". "J'ai vécu uniquement en France. Je me sens peut-être plus Français que d'autres personnes qui le sont", a poursuivi ce titulaire d'une carte de séjour de 10 ans, "en situation régulière depuis toujours".

Le chef des vigiles du Bataclan, où il travaillait depuis dix ans, ne souhaite pas que son nom ou sa photo soient rendus publics car il "n'a pas besoin de reconnaissance plus que cela". Le 13 novembre, Didi est entré une première fois dans le Bataclan alors que le commando s'en approchait puis une seconde alors que les assaillants tiraient sur la foule, afin d'aider les spectateurs à s'échapper.

"Le titre de héros, c'est pour les morts"

Après dix minutes passées "allongé dans la fosse" et alors que les jihadistes "commençaient à recharger" leurs armes, "je me suis dit que c'était le moment. Je me suis levé, tous les gens autour de moi ont fait de même. Ca a fait une première vague, une deuxième vague" jusqu'à une sortie de secours, a-t-il raconté.

"Le titre de héros, c'est pour les morts, les blessés graves, qu'il faut le garder, a réagi le vigile. Dans mon cas, on peut peut-être parler d'un acte de bravoure, de sang-froid, mais pas d'héroïsme".