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Deux hommes condamnés à 8 mois ferme pour avoir agressé la fille de Marine Le Pen

Marine Le Pen - Image d'illustration

Marine Le Pen - Image d'illustration - Patrick Kovarik - AFP

Les deux prévenus ont toujours nié toute implication dans ce dossier.

Plusieurs mois après l'agression de la fille de Marine Le Pen et de son cousin, âgés de 18 et 19 ans, à la sortie d'une soirée étudiante organisée dans un bar qui est aussi un bowling à Nanterre, la justice a tranché. 

Les deux agresseurs, de 32 et 47 ans, ont été condamnés ce jeudi à 15 mois de prison dont 8 mois ferme par le tribunal correctionnel de Nanterre. en revanche, l'enquête n'a montré aucun lien entre cette agression et l'identité de la fille de la présidente du Rassemblement national (RN).

Les deux prévenus, condamnés pour violences volontaires en réunion et en état d'ivresse, ont toujours nié toute implication.

Interpellés 20 min plus tard

Ce soir-là d'octobre passé, vers 02h20 du matin, le jeune homme a expliqué avoir aperçu sa cousine avec deux hommes qui lui "touchaient le dos", alors qu'ils s'apprêtaient à rentrer. Il est alors intervenu pour l'éloigner quand il a reçu un coup de poing, alors qu'elle était rouée de coups. 

La jeune fille, qui a eu le nez cassé, s'est vu prescrire 5 puis 15 jours d'incapacité temporaire de travail (ITT), lui 3 jours.

Les deux suspects, très alcoolisés, ont été interpellés 20 minutes plus tard dans une rue voisine.

Enquête "ni faite ni à faire"

A la barre, ils ont raconté une soirée arrosée à Paris puis à Nanterre, où ils ont dit avoir bu une bière à la terrasse du bar concerné puis avoir quitté les lieux au moment où une "très grosse rixe" éclatait. "C'était une ambiance de saloon, ça se battait de partout", a résumé le plus âgé: "Moi j'évite les problèmes. Dès que ça tourne au vinaigre, je pars".

"Ce n'est pas une rixe, c'est une agression gratuite de deux petits jeunes par deux personnes plus âgées", a estimé la procureure, requérant 18 mois de prison dont 9 ferme contre l'un, 12 mois dont 6 ferme contre l'autre.

Un témoin a reconnu les deux hommes "sans l'ombre d'un doute", a souligné Me Alexandre Varaut pour les parties civiles, dépeignant un "déchaînement de violence" contre ses clients.

Relevant les "contradictions" dans les déclarations des victimes et des témoins, l'avocat d'un des prévenus, Fabien Arakelian, a critiqué une enquête "ni faite ni à faire", plaidant la relaxe: "Il y a, à tout le moins, un doute, il doit leur profiter".

La défense a indiqué réfléchir à l'opportunité de faire appel.

Hugo Septier avec AFP