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Marine Le Pen fermement opposée au retour des jihadistes français

La présidente du Rassemblement national s'est fermement opposé au retour des jihadistes français, dénonçant même "la complaisance" de Christophe Castaner.

Non, c'est non. Invitée de BFM Politique ce dimanche, Marine Le Pen s’est fermement opposée au retour des jihadistes français, emprisonnés en Irak et en Syrie, et dont la France veut éviter de perdre la trace.

"Non ils ne doivent pas rentrer en France", a-t-elle martelé dans un premier temps, avant d’assurer qu’ils devraient rester sous la tutelle des gouvernements syrien et irakien qui les détiennent.

Déchéance de nationalité

"Ils devraient avoir d’ores et déjà été déchus de leur nationalité française pour avoir rejoint Daesh et avoir commis là-bas des crimes contre l’humanité très certainement, et fomenté des attentats qui ont fait des centaines de victimes dans notre pays. Il faut les laisser là-bas, les laisser être jugés par le gouvernement irakien et le gouvernement syrien, là où ils ont commis leur barbarie", a assuré Marine Le Pen.

Après l’annonce du départ des troupes américaines de la zone de conflit, la France, notamment par l’intermédiaire de Jean-Yves Le Drian, ancien ministre de la Défense désormais aux affaires étrangères, a émis le souhait de rapatrier la centaine de Français engagés auprès de Daesh et détenus en Syrie et en Irak. Le gouvernement, auparavant opposé à ce retour, craint de les voir finir par s’évanouir dans la nature, profitant de l’instabilité de la région.

La "complaisance" de Christophe Castaner

"Envisager leur retour est une décision que je considère comme criminelle à l’égard de la sécurité de nos compatriotes", a ajouté Marine Le Pen après avoir dénoncé la "complaisance" de Christophe Castaner le ministre de l'Intérieur, qui a assuré que les détenus étaient "Français avant d'être jihadistes".

"En réalité ils ne sont pas que Français. Ils sont quasiment tous binationaux, je vous l’assure", a martelé la présidente du Rassemblement national s'étonnant d'ailleurs que les autres pays dont ils posséderaient la nationalité ne souhaitent pas les rapatrier contrairement à la France.

Près de 130 hommes et femmes, soupçonnés d'avoir combattu ou d'avoir été en lien avec Daesh, et détenus en Syrie et en Irak, doivent être rapatriés dans les prochaines semaines en France.

Guillaume Dussourt