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François Fillon dénonce "la petite mise en scène organisée par France 2" face aux aides-soignantes

François Fillon dans "L'Emission politique" de France 2, face à des aides-soignantes.

François Fillon dans "L'Emission politique" de France 2, face à des aides-soignantes. - Capture d'écran - France 2

François Fillon a critiqué jeudi sur RTL la façon dont la séquence de L'émission politique de France 2 avait été organisée et montée.

La séquence a été très relayée et commentée sur les réseaux sociaux: le "dialogue" entre François Fillon et des aides-soignantes d'une maison de retraite, dans L'Emission politique sur France 2, le 23 mars dernier, en a choqué certains.

"Elles vous parlaient épuisement professionnel, vous leur avez répondu dette publique", lui a lancé Elisabeth Martichoux, sur RTL ce jeudi matin. Le candidat LR a dénoncé les méthodes de France 2, assimilées à de la téléréalité, et le montage la séquence.

"Je connais parfaitement les souffrances des infirmières, s'est-il ainsi défendu. (...) J'ai été président d'un département qui gérait des Ehpad [établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes, NDLR], et pendant les trois ans où j'ai préparé mon projet, j'ai rencontré un très grand nombre de professionnels de santé. Naturellement ça avait peu de choses à voir à la petite mise en scène organisée par France 2, avec juste des responsables de la CGT. (...) La téléréalité, c'est très intéressant, la mise en scène c'est très intéressant. Le choix des séquences... car dans cette confrontation j'ai aussi expliqué aux personnels qui étaient en face de moi s'agissant du vieillissement de la population, il y avait un besoin supplémentaire de places, de personnels".

Dans la séquence de L'émission politique, une des aides-soignantes à qui François Fillon proposait de travailler plus lui avait expliqué. "Nous on a besoin de nos RTT pour nous reposer". Une autre avait ajouté: "Ce qu'on attend, c'est des moyens humains. C'est ce qu'on attend de votre part". "Que je fasse de la dette supplémentaire?", lui avait répondu François Fillon.

Magali Rangin