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Jesse Hughes: "J'ai vu des musulmans célébrer les attaques"

Jesse Hughes en concert avec les Eagles of Death Metal au Forest National à Bruxelles le 25 février 2016

Jesse Hughes en concert avec les Eagles of Death Metal au Forest National à Bruxelles le 25 février 2016 - Jonas Roosens - Belga - AFP

Six mois après l'attentat du Bataclan qui a coûté la vie à 89 personnes, Jesse Hughes est revenu sur son concert du 13 novembre dernier dans cette salle parisienne. Les propos tenus par le leader des Eagles of Death Metal risquent à nouveau de faire polémique.

Les dernières sorties de Jesse Hughes ne vont pas arranger la réputation sulfureuse du leader des Eagles of Death Metal. Il y a deux mois, le chanteur américain s'excusait après avoir remis en doute l'intégrité des vigiles du Bataclan le soir des attentats du 13 novembre où il donnait un concert avec son groupe. Si ses propos avaient choqué à l'époque, ceux qu'il vient de tenir dans un entretien accordé à Taki's Magazine sont d'une teneur tout aussi tendancieuse.

Répondant aux questions très orientées du journaliste, Jesse Hughes s'est attardé sur un terrain dangereux, mettant en avant une fois de plus l'idée de complot et expliquant notamment que "les Français sont si préoccupés par le racisme qu'ils laissent les musulmans s'en tirer après des meurtres". Et d'argumenter ainsi: "Au lendemain des attaques, au stade, des musulmans ont hué la minute de silence et la presse n'en a presque pas parlé. J'ai vu des musulmans célébrer les attaques dans la rue pendant qu'elles se déroulaient. Je l'ai vu de mes propres yeux. En temps réel! Comment pouvaient-ils savoir ce qui était en train de se passer? Il y a très certainement eu une coordination."

La présence "d'Abdeslam"

Questionné à nouveau sur ses accusations concernant le staff de sécurité du Bataclan le soir des attentats, Jesse Hughes poursuit sur le sujet: "J'ai eu beaucoup de problèmes après avoir dit ça. Je suis certain qu'ils étaient là très tôt. Je me souviens d'eux en train de fixer mon pote. J'ai juste mis ça sur le compte de la jalousie des arabes à notre égard. Tu vois ce que je veux dire? Quand un musulman voit un Américain un peu baraqué et avec des tatouages, il le fixe."

Le leader des Eagles of Death Metal poursuit: "J'ai compris plus tard qu'il s'agissait d'Abdeslam qui regardait mon ami, pensant certainement qu'il s'agissait d'une menace. Il n'y a aucun doute que les terroristes étaient déjà à l'intérieur, d'une manière ou d'une autre. Durant les coups de feu, je suis allé dehors et j'ai vu que la porte des coulisses était grande ouverte. Comment est-ce possible?" 

Les enquêtes ayant révélé qu'aucun des frères Abdelsam ne faisaient partie des terroristes présents au Bataclan le soir du 13 novembre, les propos de Jesse Hughes n'engagent que lui. Mais cette interview du chanteur risque de ternir un peu plus sa réputation. A noter que les Eagles of Death Metal reviendront à Paris en août prochain dans le cadre du Festival Rock en Seine.

F.M.