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Attentat au Bataclan: Jesse Hughes s'excuse finalement d'avoir remis en doute l'intégrité des vigiles

Jesse Hughes, leader des Eagles of Death Metal, en concert à Bogota le 9 mars 2016

Jesse Hughes, leader des Eagles of Death Metal, en concert à Bogota le 9 mars 2016 - Diana Sanchez - AFP

Après avoir remis en cause les agents de sécurité du Bataclan le soir du 13 novembre 2015, le leader des Eagles of Death Metal a tenu à présenter ses excuses après ses accusations "sans fondements et injustifiées", expliquant n'être plus lui-même depuis les attentats.

Ses propos avaient choqués. Mais Jesse Hughes s'est rapidement excusé. Dans un message publié sur Facebook ce samedi 12 mars, le chanteur des Eagles of Death Metal a demandé pardon à tous ceux qui avaient été blessés par ses accusations dans une interview accordée à Fox Business. Lors de cet entretien, Jesse Hughes avait remis en cause l'intégrité des vigiles du Bataclan, dont l'absence, pour certains, le soir des attentats du 13 novembre 2015, n'était "pas due au hasard".

Dans un message posté sur le compte Facebook officiel des Eagles of Death Metal, Jesse Hughes écrit: "Je demande humblement pardon aux Français, au staff et aux agents de sécurité du Bataclan, à mes fans, à ma famille, à mes amis et à tous ceux que j'ai pu blesser ou offenser avec les accusations absurdes que j'ai proférées lors de mon interview à Fox Business".

"Je ne suis plus moi-même depuis le 13 novembre"

"Mes soupçons, selon lesquels des personnes du Bataclan aient pu jouer un rôle dans les événements du 13 novembre, sont infondés et injustifiés, et j'en assume l'entière responsabilité, avoue-t-il. Ils ne reflètent aucunement les opinions des membres des Eagles of Death Metal et des personnes associées à ce groupe".

Le chanteur des Eagles of Death Metal explique ensuite est être "en proie à des cauchemars incessants" depuis les attentats de Paris. "Je tente de trouver un sens à cette tragédie et cette folie en suivant une thérapie", poursuit-il avant de confier: "Je ne suis plus moi-même depuis le 13 novembre."

Au lendemain des insinuations de Jesse Hughes sur "l'implication" des vigiles du Bataclan lors des attentats, l'équipe de la salle parisienne avait répondu par le biais d'un communiqué en expliquant vouloir "laisser la justice travailler", puisque "une instruction judiciaire est en cours" après les "accusations diffamatoires" du leader des Eagles of Death Metal.