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Guerre en Ukraine: ce que se sont dit Macron et Poutine lors de leur entretien téléphonique ce mardi

Vladimir Poutine (à gauche) et Emmanuel Macron (à droite) (Photo d'illustration)

Vladimir Poutine (à gauche) et Emmanuel Macron (à droite) (Photo d'illustration) - Olivier HOSLET / POOL / AFP - Alexei Druzhinin / Sputnik / AFP

La nouvelle discussion entre Vladimir Poutine et Emmanuel Macron n'a pas permis de valider l'opération humanitaire souhaitée par la France à Marioupol.

Un appel pour rien? Le nouvel entretien téléphonique entre Emmanuel Macron et Vladimir Poutine, qui aura duré une heure, n'a pas entraîné d'avancées majeures dans le conflit ukrainien ce mardi soir. L'opération humanitaire à Marioupol, souhaitée par le chef de l'État français et évoquée il y a quelques jours, n'a pas obtenu d'accord de la part de la Russie.

"Vladimir Poutine a écouté nos demandes. Il a dit qu'il allait réfléchir et qu'il reviendrait vers nous", a expliqué l'Élysée.

Les conditions "pas réunies à ce stade"

La France, qui travaille notamment avec la Grèce et la Turquie sur cette question, a notamment demandé un cessez-le-feu, un accès humanitaire et la protection des populations civiles. Pour l'heure, ces conditions ne "sont pas réunies à ce stade", explique l'Élysée, qui précise notamment qu'il n'y a pas de libre circulation des populations civiles et que l'approvisionnement humanitaire est difficile.

En attendant qu'une trêve soit validée, la présidence française a contacté des ONG et le Haut-Commissariat aux réfugiés de l'ONU afin de s'assurer que l'évacuation des civils soit sûre pour la population et les organisations.

Dans un communiqué, le Kremlin a de son côté exigé aux "combattants nationalistes ukrainiens" d'"arrêter de résister et déposer les armes".

Plusieurs impasses

Concernant les négociations qui ont eu lieu à Istanbul, le président russe a estimé lors de cet échange téléphonique qu'il y avait eu des avancées. L'Élysée est de son côté plus réservé, alors qu'un entretien entre Emmanuel Macron et Volodymyr Zelensky est prévu "dans les prochaines heures". "Nous constatons que les hostilités et violations du droit humanitaire sont toujours en cours", a fait valoir la présidence française.

Le dernier sujet évoqué a été le paiement du gaz russe. La Russie exige en effet que le règlement des factures se fasse en roubles, de manière, notamment, à contourner les sanctions occidentales. Emmanuel Macron est resté sur sa position en expliquant à Vladimir Poutine que cela n'était pas possible. La semaine dernière, le président français estimait déjà qu'il n'était "pas possible aujourd'hui de faire ce qui est demandé", et "pas contractuel".

Par Patrick Sauce avec Anthony Audureau