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Émeutes à Ferguson: deux blessés par balle, 31 arrestations

Interpellation d'un manifestant par la police, dans la nuit de lundi à mardi à Ferguson, dans le Missouri.

Interpellation d'un manifestant par la police, dans la nuit de lundi à mardi à Ferguson, dans le Missouri. - BFMTV

Alors que Barack Obama a pris la parole pour appeler au calme, de nouvelles émeutes dans la nuit de lundi à mardi ont fait deux blessés par balles, a indiqué la police.

En dépit d'un appel au calme du président Barack Obama lundi, Ferguson a une nouvelle fois été en proie aux émeutes dans la nuit. Selon la police, deux personnes ont été blessées par balles et 31 arrestations ont eu lieu.

Le président américain avait appelé les forces de l'ordre à faire preuve de retenue face aux émeutes qui étreignent cette ville du Missouri depuis qu'un jeune Noir, Michael Brown, a été abattu par un policier le 9 août dernier.

Mais la de lundi à mardi a une nouvelle fois été marquée par des émeutes. Les agents, en équipement anti-émeute, encadrés par un véhicule blindé du SWAT et un hélicoptère, ont ordonné à plusieurs reprises aux personnes rassemblées de se disperser avant de tirer des grenades lacrymogènes.

Selon Ron Johnson, l'officier de police chargé des opérations de maintien de l'ordre, les tirs qui ont blessé deux personnes provenaient des manifestants. Cet officier noir, qui tente depuis jeudi d'apaiser les tensions, a assuré que la police n'avait pas ouvert le feu.

"Je surveillerai", prévient Obama

Plus tôt dans la journée de lundi, des militaires de la Garde nationale avaient été déployés pour épauler la police locale. Barack Obama, qui s'exprimait lors d'une conférence de presse, a insisté sur le fait que le recours à ces militaires devrait être "limité". "Je surveillerai dans les jours qui viennent qu'elle aide, plutôt qu'elle n'aggrave la situation à Ferguson", a-t-il prévenu.

A Ferguson, le sort de Michael Brown a fait ressurgir les vieux démons du racisme. Car dans cette ville à majorité noire où la police est à dominante blanche, les versions de la police et de plusieurs témoins sur les faits divergent. Pour la police, Michael Brown aurait agressé et tenté de se saisir de l'arme de service du policier qui l'a abattu. Pour plusieurs témoins, dont un ami qui accompagnait Michael Brown, le jeune homme avait les mains en l'air quand l'agent a tiré.

Selon le Washington Post, des traces de marijuana ont été relevées dans l'organisme de la victime. Mary Case, médecin légiste du comté chargée de l'une des autopsies, a simplement indiqué au journal que la victime avait été atteint de plusieurs balles à la tête et à la poitrine. Le ministère a indiqué lundi en début de soirée qu'une autopsie fédérale, "confiée à l'un des médecins légistes les plus expérimentés de l'armée américaine", était en cours.

A. K. et M. T. avec AFP