BFMTV

Hollande aux Etats-Unis: trois jours de hugs et de poignées de main

François Hollande a multiplié les bons mots lors de sa visite de trois jours aux Etats-Unis.

François Hollande a multiplié les bons mots lors de sa visite de trois jours aux Etats-Unis. - -

Concours de blagues avec Barack Obama, profusion de gestes pour afficher une relation franco-américaine au beau fixe et même opération séduction dans la Silicon Valley. La visite de trois jours de François Hollande a été riche en images fortes. BFMTV.com les a rassemblées.

La visite de François Hollande aux Etats-Unis était très attendue. Si certains curieux voulaient juste savoir comment le protocole américain allait s'organiser avec un président célibataire, il y avait d’autres enjeux. Le premier objectif de ce déplacement était de célébrer l’amitié franco-américaine. Et pour ce faire, Barack Obama n’a pas seulement déroulé le tapis rouge, il avait invité François Hollande à une visite d’Etat avec tout l’honneur, le cérémonial, et le protocole qui en découlent.

Ainsi, François Hollande a eu droit à un "state dinner" mardi soir: un repas avec 300 convives qui coûte la bagatelle de 270.000 dollars et que le président Obama ne se permet qu’une fois par an. La Maison Blanche a choisi la chanteuse Mary L Blige pour animer la soirée, elle a laissé le président français de marbre.

Les deux présidents ont multiplié les plaisanteries sur la météo à Wasington, la cravate de François Hollande ou encore son séjour d’étude consacré au Fastfood dans les années 1970. Ils ont également énuméré les dossiers sur lesquels la France et les Etats-Unis travaillent en bonne entente. Et les plus sensibles ont été évacués. Revenant sur les écoutes de la NSA, François Hollande a estimé que la "confiance mutuelle" entre Washington et Paris était désormais "restaurée".

Pour la deuxième partie de sa tournée américaine, François Hollande a laissé Barack Obama à Washington. Le président français a pris la direction de San Francisco pour rencontrer les entreprises de la Silicon Valley. Et parmi les entrepreneurs sur place, on compte de nombreux français. Carlos Diaz, à l’origine du mouvement des "pigeons" a profité de cette rencontre pour demander au président français un câlin. Un geste qu’il a accepté.

L’ombre au tableau de cette visite vient du président du Medef, Pierre Gattaz, que François Hollande avait emmené dans ses valises. Il s’est déclaré en début de séjour opposé à toute idée de "contraintes" pour les entreprises dans la mise en place du pacte de "responsabilité". Il a finalement mis un peu d’eau dans son vin pour expliquer dans l’avion du retour ne pas "exclure" des "engagement chiffrés".

Reste à savoir si ces séquences fortes sur le plan international et auprès du patronat français ont convaincu les Français. D’après un sondage paru, vendredi matin, la cote de popularité de François Hollande continue de chuter.

Karine Lambin