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La France insoumise veut que le gouvernement envisage des "voies de sortie" de la "guerre" au Mali

Jean-Luc Mélenchon

Jean-Luc Mélenchon - Bertrand Guay - AFP

Dans un communiqué, les députés du parti de Jean-Luc Mélenchon ont déclaré qu'il était "temps d'ouvrir une discussion sérieuse et rationnelle" pour mettre fin à un conflit "dont le sens échappe désormais à nombre de nos compatriotes et de Maliens".

Les députés de La France insoumise ont demandé mardi au gouvernement "d'ouvrir une discussion sérieuse et rationnelle pour envisager les voies de sortie" de la "guerre" au Mali après la mort accidentelle de treize militaires français de la force Barkhane dans le pays.

Après avoir exprimé sa "vive émotion" et témoigné de son "soutien" aux soldats "qui mettent leur vie en danger en obéissant aux autorités politiques", le groupe La France insoumise à l'Assemblée réclame un changement de la politique française au Mali, détonnant quelque peu dans le concert unanime d'hommages de la classe politique.

"Face à ce deuil, le groupe de La France insoumise en appelle aussi au gouvernement. Il est temps d'ouvrir une discussion sérieuse et rationnelle pour envisager les voies de sortie d'une guerre dont le sens échappe désormais à nombre de nos compatriotes et de Maliens eux-mêmes", écrit LFI dans un communiqué.

Déjà 38 soldats français tués au Mali depuis 2013

Treize militaires français de l'opération Barkhane ont trouvé la mort lundi soir au Mali dans la collision accidentelle de deux hélicoptères qui appuyaient une attaque contre des jihadistes. Il s'agit de l'un des plus lourds bilans humains essuyés par l'armée française depuis l'attentat du Drakkar au Liban en 1983, qui avait fait 58 morts.

Cet accident porte à 38 le nombre de militaires français tués au Mali depuis le début de l'intervention française en 2013, avec l'opération Serval, d'après un décompte de l'AFP.

L'opération Barkhane, qui a succédé à Serval depuis août 2014, mobilise 4500 militaires français dans la bande sahélo-saharienne, une étendue vaste comme l'Europe, en soutien aux armées nationales qui combattent des jihadistes affiliés à Daesh ou à Al-Qaïda.

Ju. M. avec AFP