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Mort de treize militaires français au Mali: la classe politique leur rend hommage

Soldats de la force Barkhane au Mali le 26 mars 2019

Soldats de la force Barkhane au Mali le 26 mars 2019 - ILLUSTRATION - Daphné Benoit - AFP

De la gauche à la droite en passant évidemment par La République en marche, plusieurs élus et leaders de parti ont réagi avec émotion en apprenant la mort de 13 militaires dans une collision d'hélicoptères.

"Drame absolu", "terrible nouvelle"... Dès la révélation de la mort de treize soldats français au Mali lundi soir dans une collision d'hélicoptères, l'ensemble de la classe politique a réagi avec émotion. Et ce, de la gauche à la droite, en passant évidemment par La République en marche, dont plusieurs députés ont rendu hommage aux militaires, principalement via Twitter.

Le patron du groupe LaREM à l'Assemblée nationale, Gilles Le Gendre, évoque le "combat" de ces soldats tués "pour défendre notre liberté et notre sécurité". "La patrie les pleure et les députés (LaREM) adressent leurs pensées à leurs familles", a écrit l'élu parisien.

Le délégué général de LaREM, Stanislas Guerini, a quant à lui déploré un "drame absolu". "Face à la tragédie qui les frappe, j'adresse toutes mes condoléances aux familles et aux compagnons d'armes de nos soldats tombés hier soir au Mali pour notre liberté", a écrit le député de Paris.

Les députés Matthieu Orphelin (ex-LaREM) et Martine Wonner se sont également personnellement exprimés sur le réseau social. Idem pour le candidat macroniste à la mairie de Paris, Benjamin Griveaux, qui évoque sa "profonde tristesse" et son "grand respect" pour les militaires défunts. "Nous leur devons tant", estime l'ancien porte-parole du gouvernement.

Émotion à droite comme à gauche

À droite, le maire Les Républicains de Nice Christian Estrosi a évoqué son "immense tristesse après cette tragédie".

"Toutes mes pensées pour leur famille, leurs proches et leurs frères d'armes. Hommage à leur engagement face à la barbarie islamiste", a écrit l'ancien ministre de Nicolas Sarkozy.

De nombreux élus LR ont également exprimé leur émotion, qu'il s'agisse du sénateur Roger Karoutchi ou des députés Julien Aubert, Valérie Boyer ou Guy Teissier. Même son de cloche du côté de leurs présidents de groupe respectifs, Bruno Retailleau (Sénat) et Damien Abad (Assemblée nationale).

Nicolas Sarkozy a, lui aussi, écrit quelques mots sur Twitter. "Respect, compassion et solidarité à nos soldats et à leurs familles. Notre Nation toute entière doit être rassemblée pour témoigner admiration et gratitude à ces hommes d'exception qui ont sacrifié leur vie pour la France. Honneur et Patrie."

En dehors de la sphère strictement LR, le président de la Région Hauts-de-France, Xavier Bertrand, dit avoir une pensée émue pour les soldats tués et pour "leurs compagnons d'armes endeuillés" et pour "leurs familles". "Profonde reconnaissance pour ceux qui risquent leur vie au service de la France", a écrit le potentiel candidat à l'élection présidentielle de 2022.

Plus à droite, la présidente du Rassemblement national Marine Le Pen dit apporter tout son "soutien" aux familles des treize morts et à "leurs camarades de combat qui font face au djihadisme".

À gauche, l'ex-président de la République François Hollande, qui fut le premier à engager des troupes au Mali et qui a tôt fait de s'y rendre en personne, en 2013, a également publié un message.

"La France pleure aujourd’hui", a-t-il écrit sur Twitter, rendant "hommage aux treize militaires français morts en opération au Mali, alors qu’ils luttaient avec courage contre le terrorisme".

"J’adresse mes plus affectueuses pensées à leurs proches et à leurs compagnons d’armes, dont je partage la douleur", a ajouté l'ancien chef des Armées.

Du côté du Parlement, la cheffe du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, Valérie Rabault, a réagi en exprimant sa "profonde reconnaissance à tous les soldats pour leur courage et leur dévouement au service de la France". 

À La France insoumise, le député de Seine-Saint-Denis Alexis Corbière, bras droit de Jean-Luc Mélenchon, a rendu hommage à ces treize "héros". "Ils sont morts pour la patrie. Reconnaissance et tristesse infinies", s'est ému l'élu francilien. 

Jules Pecnard