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Violences dans des lycées: Najat Vallaud Belkacem veut "la plus grande fermeté"

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- - Najat Vallaud-Belkacem à la sortie du conseil des ministres - Image BFMTV

Najat Vallaud-Belkacem a condamné les violences dans trois lycées de Seine-Saint-Denis, qui ont débouché sur l'interpellation et la mise en garde à vue de 55 lycéens mardi.

Après les violences qui ont touché trois lycées de Seine-Saint-Denis mardi, la ministre de l'éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem, s'est exprimée à la sortie du conseil des ministres au micro de BFMTV. Elle a assuré qu'il fallait une réponse ferme à ces troubles, ajoutant qu'une "digue avait sauté" qui était "l'introduction de la violence non seulement sur les parvis des établissements mais également à l'intérieur".

"C'est un fait gravissime. Il faut être ferme dans la réponse. J'ai pris la mesures de ces violences qui peuvent être occasionnées à l'égard des chefs d'établissement et des élèves. C'est la raison pour laquelle j'ai augmenté de 30% les forces de police dans le cadre de ce qu'on appel les équipes mobiles de sécurité", a affirmé la ministre de l'éducation nationale au micro de BFMTV.

"Violences inacceptables"

Najat Vallaud-Belkacem a appelé a poursuivre la sécurisation des bâtiments et veiller à ce que "les familles les élèves, l'équipe enseignante et les chefs d'établissement travaillent ensemble et prennent leur part de responsabilité".

Valérie Pécresse, la présidente LR de la région Île-de-France a également condamné ces violences dans un communiqué, les qualifiant "d'inacceptables" rappelant que la région avait investi "près de 15 millions d'euros" dans la sécurisation des lycées.

Mardi, des violences ont éclaté dans trois lycées de Seine-Saint-Denis. Des élèves ont lancé des fumigènes dans l'enceinte du Lycée Suger à Saint-Denis, allant même jusqu'à déverser de l'essence dans les escaliers. Après la fermeture de l'établissement par le proviseur, une centaine de lycéens se sont dirigés vers le centre-ville de Saint-Denis, caillassant des voitures de police et détruisant du matériel urbain, s'introduisant également dans deux autres établissements de la ville.

A la suite de ces violences, 55 lycéens ont été placés en garde à vue mardi. Cinquante-quatre était toujours détenus mercredi après-midi.

G.D.