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Paris: 38 militants "antifa" interpellés après une manifestation

Trente-huit militants antifascistes ont été interpellés à Paris

Trente-huit militants antifascistes ont été interpellés à Paris - -

Ils ont été arrêtés jeudi soir en marge d'une manifestation en hommage au rappeur grec sympathisant d'extrême-gauche tué mercredi par un militant néo-nazi.

Depuis la mort de Clément Méric, l'étudiant militant antifasciste tué le 5 juin lors d'une bagarre avec des skinheads, le climat est particulièrement tendu à Paris entre les groupes d'extrême droite et d'extrême gauche. Jeudi soir, 38 militants antifascistes ont été interpellés en marge d'une manifestation à Paris en hommage au rappeur grec tué mercredi par un militant supposé du parti néo-nazi Aube dorée.

"Un groupe s'est détaché après la fin de la manifestation", relate sur BFMTV Luc Poignant, du syndicat Unsa-Police, "et ont pris la direction d'un bar situé dans le XVe arrondissement". "A priori, ils savaient où ils allaient car ce bar est fréquenté par des militants d'extrême-droite", note-t-il.

Une source proche du dossier précise que les clients de ce bar sont plus particulièrement "proches du Printemps français", mouvement constitué des éléments les plus radicaux opposés au mariage homosexuel.

"Pas d'affrontement"

Selon cette source, les militants antifascistes "se rendaient dans cet établissement clairement pour en découdre. Mais il n'y a pas eu d'affrontement, ni de bagarre entre les deux camps".

La manifestation qu'ils quittaient avait été organisée en hommage au chanteur de hip-hop de 34 ans Pavlos Fryssas, militant antifasciste grec mort mercredi après une agression au couteau lors d'une rixe à la sortie d'une cafétéria à Athènes.

Deux manifestations interdites

Deux autres manifestations qui devaient se tenir samedi dernier à Paris, dont l'une en soutien à Estaban Morillo, le principal suspect dans la mort de Clément Méric, et une autre pour rendre hommage à ce dernier, avaient été interdites par la préfecture de police de Paris en raison des risques d'affrontements.

Une dizaine de militants antifascistes avaient été interpellés après une échauffourée. Quatre d'entre eux seront jugés prochainement en correctionnelle pour violences volontaires et dégradations. "Le climat entre extrême gauche et extrême droite est extrêmement tendu en France depuis la mort de Clément Méric", note Luc Poignant.

M.G. et M. T. avec AFP