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Vallaud-Belkacem: Macron est "gonflé" d'avoir quitté le gouvernement

La ministre de l'Education a exprimé son regret et déploré le manque de loyauté d'Emmanuel Macron sur RTL

La ministre de l'Education a exprimé son regret et déploré le manque de loyauté d'Emmanuel Macron sur RTL - Capture d'écran RTL

Les réactions s'enchaînent suite à l'annonce de la démission d'Emmanuel Macron. Najat Vallaud-Belkacem a notamment considéré, mercredi 31 août, que son départ était "gonflé" et manquait "de clarté".

La ministre de l'Éducation Najat Vallaud-Belkacem a déploré, mercredi 31 août sur RTL, le départ d'Emmanuel Macron du gouvernement, l'estimant "gonflé" et regrettant son manque de loyauté et "son manque de clarté" :

"Avoir suffisamment de certitude pour s'imaginer plus utile encore hors de l'exercice des responsabilités, je trouve que c'est gonflé. Je pense que le meilleur service à rendre à la politique, pour la redorer aux yeux des Français, c'est de revenir à des valeurs simples comme la loyauté, la fidélité, l'humilité aussi et le sens du collectif. (...) Je ne comprends pas comment l'on peut s’enorgueillir de son action et ne pas la continuer tant que la possibilité vous est donnée de la poursuivre".

Najat Vallaud-Belkacem s'est dite "très dubitative" sur ce départ du gouvernement "dans un moment qui est si difficile pour les Français".

"Le meilleur service à rendre à la politique, y compris pour la redorer aux yeux des Français, c'est d'en revenir à des valeurs simples, comme la loyauté, la fidélité, l'humilité et le sens du collectif". "Le renouvellement est autour de François Hollande", a poursuivi la ministre.

Hollande "déçu mais pas touché" 

Alors qu'Emmanuel Macron laisse penser qu'il se dirige tout droit vers la course à la présidentielle, les réactions s'enchaînent au sein du gouvernement. Sur Europe 1, le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll a, lui, déclaré:

"Je pense qu'Emmanuel est parti pour convenances personnelles car il veut être candidat", ajoutant que François Hollande était "déçu, sûrement" par cette démission, "mais touché sûrement pas" (...) Ce n'est pas ça qui peut empêcher François Hollande d'être candidat", a-t-il assuré avant de préciser que le chef de l'Etat ferait connaître sa décision "fin décembre".

Le président du groupe PS à l'Assemblée nationale, Bruno Le Roux, s'est lui aussi dit "interrogatif" sur la démission d'Emmanuel Macron, insistant sur la nécessité de la "loyauté":

"Dans ce moment, on a besoin de cohésion, pas d'un nouveau candidat, pas d'un nouveau parti, pas d'une confusion supplémentaire. (...) Et je n'ai vu hier (...) qu'un facteur de confusion supplémentaire.

Jean-Marie Le Guen, secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement, a quant à lui affiché un certain pessimisme sur LCI, estimant avoir "quelques doutes" sur la réussite d'Emmanuel Macron à réaliser son ambition. 

J.B