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Rentrée scolaire 2018: au tour des classes de CE1 d'être dédoublées

Après les classes de CP du Réseau d'éducation prioritaire renforcé, c'est au tour des CE1 de voir leurs effectifs passer à 12 élèves seulement. Une mesure saluée sur le fond, mais pas toujours pour la façon dont elle est mise en œuvre.

En 2017, quelque 2500 classes de cours préparatoire du Réseau d'éducation prioritaire renforcé (dites REP+) avaient été dédoublées et leurs effectifs étaient passés à 12 élèves au maximum. Pour cette rentrée 2018, la mesure s'étend peu à peu aux classes de cours élémentaire 1 de REP+ et des CP et CE1 des quartiers défavorisés (REP).

Le problème est que par manque de place ou de moyens, ces dédoublements ne sont pas toujours possibles. Dans ce cas, la réponse de l'Education nationale se résume par le dispositif "plus d'enseignants que de classes". Ainsi, deux enseignants pourront-ils s'occuper au sein d'une même salle de deux groupes de 12 élèves au maximum.

Cette année, avant une généralisation encore plus grande l'an prochain, la mesure concerne 6400 classes. La charge financière est assumée par les mairies. "Il faut rééquiper les classes, parfois aussi refaire l'isolation", explique par exemple Emmanuelle Cuny, adjointe au maire de Bordeaux chargée de l'Education. 

Une mesure plébiscitée mais quid du financement?

Si la mesure est plébiscitée par les enseignants, le Snuipp-FSU, premier syndicat dans le primaire, pointe des dotations budgétaires insuffisantes. Le syndicat prône aussi la création de 2000 postes supplémentaires, ce qui permettrait d'abaisser les effectifs à 20 élèves maximum dans toutes les classes de l'éducation prioritaire alors que la France compte aujourd'hui en moyenne 23 élèves par classe, soit deux de plus que la moyenne des pays de l'OCDE. 

D'autres réformes feront leur apparition à la rentrée. Ainsi verra-t-on le retour de la semaine de quatre jours avec à la clé un "plan mercredi", soit un "dispositif d'appui de l'Etat aux communes" pour mettre en place des solutions d'activités périscolaires. 

David Namias avec Benjamin Dubois