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Comment vont se dérouler les trois cours annuels d'éducation sexuelle à l'école

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- - LUDOVIC MARIN / AFP

Au moins trois rendez-vous annuels sont prévus selon les textes cités par la secrétaire d’Etat.

Ce jeudi sur les ondes de RMC, la secrétaire d’Etat à l’Égalité entre les femmes et les hommes Marlène Schiappa a confirmé la mise en place, dès la rentrée prochaine, de plusieurs séances d’éducation sexuelle et affective dans le cadre de la loi contre le harcèlement de rue. "Je pense que l’éducation c’est primordial. À partir de la rentrée avec Jean-Michel Blanquer, nous allons envoyer une circulaire à tous les recteurs de France pour qu’ils mettent en œuvre, une loi qui existe déjà et qui n’est pas mise en œuvre" avait-elle alors détaillé.

Selon cette loi, "au moins trois séances annuelles d'éducation à la sexualité sont mises en place dans les collèges et les lycées", d’une durée adaptée au niveau de scolarité. Elles sont organisées "par une équipe de personnels volontaires et formés (professeurs, conseillers principaux d'éducation, infirmiers, etc.)" et dans ce cas précis, par des associations ayant des agréments "IMS" d'intervention en milieu scolaire a-t-elle précisé à l'antenne.

Prévention et consentement

Ainsi, ces trois rendez-vous devraient servir dans un premier temps à accentuer la prévention des infections sexuellement transmissibles, et de la manière de s’en protéger. Des distributeurs de préservatifs devraient d’ailleurs être installés dans les établissements. "Tous les lycées sont équipés d’au moins un distributeur automatique" précise la loi. La contraception d’urgence devrait également être évoquée dans le cadre d’un "protocole national sur la contraception d'urgence en milieu scolaire."

Pour Marlène Schiappa, ces séances devront également mettre l’accent sur "le consentement, le respect d’autrui, des rapports entre les femmes et les hommes", tout en ajoutant que "le corps des femmes n'est pas un bien public, il leur appartient à elles seules". L'idée sera; dès le plus jeune page, de mettre en garde contre certaines dérives. Elle a d'ailleurs pris pour exemple les incidents intervenus lors des célébrations de la victoire de l'équipe de France en Coupe du Monde: "ce n'est pas une manière de faire la fête que de mettre une main aux fesses d'une femme ou de l'embrasser de force."

Les violences sexuelles en question

Cette fois-ci, le rôle des personnels de santé devrait être redéfini puisqu’au "cours des visites médicales et de dépistage, les personnels de santé peuvent repérer des cas d'enfants victimes de violences." Il est d’ailleurs souligné que si un fonctionnaire relève un crime ou un délit, ils ont pour obligation de porter secours à la victime et de signaler la situation.

Hugo Septier