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Nouveau protocole sanitaire à l'école: Blanquer promet qu'il vise à "simplifier la vie des familles"

Le ministre de l'Education nationale est critiqué par une partie des enseignants concernant le troisième ajustement en une semaine du protocole sanitaire à l'école.

En une semaine d'application, le protocole sanitaire à l'école aura déjà connu trois adaptations. La dernière en date, dévoilée lundi soir par Jean Castex, prévoit que le premier des trois tests demandés aux élèves cas-contacts puisse être réalisé grâce à un autotest. Mais ces évolutions permanentes suscitent l'ire d'une partie du corps enseignant, qui a appelé à la grève jeudi 13 janvier. "On est dans une crise grave [...]. Forcément, ça créé des difficultés", leur a répondu sur BFMTV ce mardi leur ministre de tutelle, Jean-Michel Blanquer.

Le ministre de l'Education nationale n'a d'ailleurs pas nié les difficultés rencontrées par certains parents pour faire tester leur enfant dans des centres de dépistage débordés par la demande.

"Je sais que ce que vous avez vécu la semaine dernière est très compliqué, mais on l'a fait pour vos enfants", a-t-il déclaré à leur égard.

Pas de changement mais une adaptation

La dernière évolution du protocole dévoilée lundi soir par le Premier ministre Jean Castex, qui n'exige plus la réalisation d'un test PCR ou antigénique à J+0, entend ainsi leur "simplifier la vie", comme l'a déclaré Jean-Michel Blanquer.

"L'adaptation que le Premier ministre a annoncée hier soir, que le premier test ne soit plus un test mais un autotest, de façon à simplifier la vie des familles, mais aussi simplifier la vie des professeurs et des directeurs d'école", a-t-il justifié.

Pour le ministre, le principe de garder les écoles ouvertes mais d'y massifier la politique de test reste le même, ce qui lui fait dire que cette nouvelle évolution s'apparente plus à "une adaptation plutôt qu'un changement". "Le protocole est le même depuis début septembre, simplement on a fait évoluer le curseur" a-t-il déclaré, avant d'ajouter "nous sommes dans une logique d'adaptation et de pragmatisme permanent".

Réponse à l'appel à la grève

Quant à la grève annoncée du 13 janvier, à l'appel de plusieurs syndicats enseignants pour dénoncer les conditions sanitaires à l'école, Jean-Michel Blanquer a là aussi tenu à ne pas paraître déconnecté du ressenti des concernés. "Je sais qu'il y a beaucoup de fatigue, de nervosité", a admis le ministre.

Tout en critiquant la démarche. "C'est dommage d'avoir une journée qui va perturber davantage le système", a-t-il regretté.

Jules Fresard