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L'Unef lance une pétition en ligne contre la sélection à l’entrée de l’université

Des lycéens passent le baccalauréat, le 15 juin 2017 à Paris.

Des lycéens passent le baccalauréat, le 15 juin 2017 à Paris. - Martin Bureau - AFP

Le syndicat étudiant a lancé une pétition en ligne pour réaffirmer son opposition à la sélection à l'entrée de l'université, après la remise d'un rapport des acteurs de l'enseignement supérieur au ministère et avant les premières annonces de Frédérique Vidal.

Quelle réforme pour entrer à l’université? En attendant les premières annonces de la ministre de l’Enseignement supérieur début novembre, l’Unef a réaffirmé son opposition à toute forme de sélection dans l’accès à l’université. Le syndicat étudiant a lancé ce lundi une pétition en ligne, dont le site sélection-université.lol redirige vers une pétition Change.org.

Comptant seulement 368 signatures ce mardi matin, la pétition entend appeler la ministre de l’Enseignement supérieur Frédérique Vidal à "prendre ses responsabilités pour qu’aucun.e jeune titulaire du baccalauréat ne se voie refuser l’accès à la filière de son choix l’année prochaine".

Le texte vise également un rapport remis la semaine dernière au ministère, à l’issue de longues concertations entre les différents acteurs de l’enseignement supérieur: syndicats enseignants et étudiants, présidents d’université, recteurs, fédérations de parents d’élèves…

Si la présidente de l’Unef Lilâ Le Bas l’avait alors jugé "assez représentatif de (leurs) discussions", relevant toutefois qu’il "n'enlevait aucune de (leurs) inquiétudes", le rapport est présenté sur le site de la pétition comme "biaisé".

"Le rapport remis au gouvernement porte une analyse biaisée sur l’accès à l’Enseignement Supérieur. En effet, plutôt que d’écouter les jeunes, le rapport écarte la possibilité de maintenir le libre accès à l’université. On nous parle tantôt de pré-requis, d’attendu ou encore de contrat de réussite pour masquer une réalité", affirme l’Unef.

Frédérique Vidal a estimé que le texte "dressait un état des lieux" et qu’elle "s’appuierait" sur les "pistes de solutions" proposées. Concédant que les différents acteurs ne seront sans doute pas unanimes sur la question, la ministre a déclaré qu’il faudrait "approfondir" la question, puis "trancher".

Liv Audigane