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Edouard Philippe juge "déraisonnable" de prévoir des vacances à l'étranger cet été

Edouard Philippe, qui s'est exprimé ce dimanche sur la situation de l'épidémie en France et les perspectives d'un déconfinement progressif, a abordé la question des vacances estivales. Le Premier ministre déconseille de prévoir des voyages loin de la France.

Oubliez les plages de sable fin à l'autre bout du monde. Le Premier ministre Edouard Philippe a préparé ce dimanche les Français à des vacances d'été toujours à l'ombre du coronavirus, en disant craindre que des voyages loin à l'étranger ne soient pas avisés dans l'immédiat.

"Est-ce que l'on peut réserver une maison, une location, une place de camping ou un hôtel au mois de juillet ou au mois d'août en France ou à l'étranger? Je crains qu'il ne soit pas raisonnable d'imaginer voyager loin à l'étranger très vite", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.

Djebbari et Borne avaient donné le ton

Interrogé sur le sujet par franceinfo le 7 avril, le secrétaire d'Etat aux Transports Jean-Baptiste Djebbari avait déjà invité les Français à "attendre" avant de réserver pour les vacances d'été. "Je conseille aux Français la plus grande prudence sur la préparation de leurs voyages car la situation aujourd'hui est encore trop incertaine. Je leur dis d'attendre", avait-il confié.

Questionnée le même jour lors d'une audition de la commission des Affaires économiques du Sénat, la ministre de la Transition écologique Elisabeth Borne avait affirmé que les propos de Jean-Baptiste Djebbari portaient sur "les vols à l'étranger".

"Le point de vigilance que soulignait Jean-Baptiste Djebbari, c'est qu'aujourd'hui ce n'est pas le moment d'acheter un billet pour partir à l'autre bout de la planète avec toutes les incertitudes qu'on peut avoir sur ce que sera l'état de l'épidémie. On peut recommander aux Français de profiter de notre beau pays pour les prochaines vacances, ce qui aidera aussi le secteur du tourisme", avait-elle précisé.

Des doutes sur le trafic aérien

Ce dimanche, le Premier ministre a souligné qu'il n'était "pas sûr que le transport aérien pourra reprendre dans de bonnes conditions rapidement", alors que le trafic aérien pour les passagers est quasi suspendu en France. Il a aussi émis des doutes sur "les conditions d'entrée ou de ré-entrée sur le territoire national" qui seront certainement "assez exigeantes vis-à-vis de ceux qui arrivent de l'étranger", dans le contexte d'une pandémie.

"Donc ça me semble à ce stade, peut-être encore un peu déraisonnable", a-t-il insisté au sujet des voyages à l'étranger. Il a toutefois promis d'en dire plus "le moment venu".

RR avec AFP