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Antisémitisme: Benjamin Cauchy regrette que "des extrémistes viennent polluer" leur message

Lors des rassemblements parisiens, samedi 22 décembre, des gilets jaunes ont tenu des propos antisémites. Benjamin Cauchy, porte-parole des gilets jaunes libres, condamne des "horreurs".

"L’extrémisme n’a pas sa place au sein du mouvement des gilets jaunes." Ce lundi matin au micro de BFMTV, le porte-parole des gilets jaunes libres, Benjamin Cauchy, a condamné les violences qui ont émaillé les rassemblements parisiens, samedi 22 décembre. Pour la première fois depuis le 17 novembre, les manifestants se sont retrouvés à Montmartre et non sur les Champs-Elysées. Une vingtaine d’entre eux se sont alignés sur les marches du Sacré-Cœur pour entonner une chanson – La quenelle – du polémiste Dieudonné. Référence au geste controversé, popularisé par l’humoriste, à forte consonance antisémite.

Dans la même journée, un journaliste de 20 Minutes a rapporté sur Twitter une scène jugée plus tard "ignoble et insoutenable" par le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner. Dans le métro parisien, trois gilets jaunes auraient tenu des propos antisémites et négationnistes. La préfecture de police a annoncé l’ouverture d’une enquête confiée à la police régionale des transports.

"Il n’y a pas de carte de membre chez les gilets jaunes, nous ne sommes pas à l’abri d’avoir des énergumènes, des extrémistes qui viennent polluer notre message", tente d’expliquer Benjamin Cauchy.

"Cela n’a pas sa place en France"

Le porte-parole a tenu à dissocier les manifestants des fauteurs de troubles: "Il serait très malhonnête de caricaturer le mouvement social et de l’associer à ces horreurs qui viennent le salir." Rapidement, l’argumentaire a pris une tournure politique:

"Caricaturer notre action, c’est ce que Castaner, Griveaux et le président de la République cherchent à faire en jouant l’affrontement et le dénigrement systématique du mouvement social et pendant ce temps-là on ne parle pas des revendications."

Benjamin Cauchy conclut en déplorant ne pas avoir de solution "pour éviter les débordements. On rejette tout ce qui est discrimination raciale, xénophobie, antisémitisme. Cela n’a pas sa place en France".

Ambre Lepoivre