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Un reconfinement à Marseille? "Pourquoi pas" pour Michèle Rubirola

Michèle Rubirola, ex-maire de Marseille pasée première adjointe, a approuvé l'idée d'un reconfinement de la ville ce lundi auprès de BFMTV.

Le cas de Marseille, la deuxième ville de France, est au centre de l'actualité sanitaire. Le couvre-feu vient d'être avancé à 18h dans le département, puis un cluster familial a été découvert dans la ville, comptant des personnes contaminées par le variant britannique du Covid-19.

Pour Michèle Rubirola, maire démissionnaire de la ville passée première adjointe en charge de la Santé, l'heure de mesures plus fortes a sonné. Elle a notamment estimé qu'un reconfinement de la population marseillaise était "pourquoi pas" à l'ordre du jour.

"Mais un réel reconfinement"

"Pour en avoir discuté avec les professionnels, je pense qu'un couvre-feu à 18h n'apportera pas forcément grand-chose de plus", a dit la responsable politique, elle-même médecin, notant plus tard: "Je pense que 18h ou 20h, c'est pas forcément là où on se contamine. Là où on se contamine c'est dans les transports en commun, dans les lieux de restauration collective, sur le lieu de travail".

"Pourquoi pas un reconfinement pour protéger les Marseillaises et les Marseillais? Mais un réel reconfinement pour que ce virus arrête de circuler", a exposé Michèle Rubirola. Elle a insisté:

"Il faut casser la chaîne de transmission donc bien sûr il faut accélérer la vaccination car c'est la solution, accélérer l'acheminement des doses dans les zones où c'est nécessaire. Et Marseille devient une ville prioritaire."

Pas la position de la mairie

Contacté par l'AFP, le service de communication de la mairie a assuré que cet avis ne reflétait pas la position de la municipalité, soulignant en outre qu'une telle décision ne relevait pas de la ville mais de l'État. Interrogé plus tôt sur BFMTV le préfet des Bouches-du-Rhône avait indiqué que l'hypothèse n'était pas à l'ordre du jour.

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Robin Verner
Robin Verner Journaliste BFMTV