BFMTV
Santé

"Rien n'est plus dramatique que de fermer nos écoles": Jean Castex défend le protocole sanitaire

A l'Assemblée nationale, le Premier ministre répond aux critiques après la nouvelle évolution du protocole sanitaire à l'école, annoncée lundi soir.

Alors que les yeux sont rivés sur la situation épidémique dans les écoles, notamment à la suite de nombreux changements dans le protocole sanitaire, Jean Castex a profité d'une question de Jean-Christophe Lagarde à l'Assemblée nationale ce mardi pour justifier le choix de l'exécutif de garder les écoles ouvertes, malgré la vague de contaminations causée par le variant Omicron.

"Quand va cesser ce grand bazar?", l'a interrogé Jean-Christophe Lagarde, fustigeant ainsi les protocoles sanitaires à l'école qui se suivent, parfois à quelques jours d'intervalle.

Le président du groupe UDI à l'Assemblée nationale a fait valoir qu'il est nécessaire de "scolariser les enfants, mais pas jusqu’à l’absurde", rappelant qu'il y a aujourd'hui "autant de classes fermées qu'en avril", lorsque le gouvernement avait pris la décision de décaler la rentrée scolaire d'une semaine.

"Rien n'est plus dramatique que de fermer nos écoles"

Le Premier ministre n'a alors pas manqué l'occasion de défendre l'action de son gouvernement, notamment celle de Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Education nationale, en soulignant son "engagement".

"La priorité de la France c’est, le plus possible, de laisser les écoles ouvertes car rien n’est plus dramatique, à court et à long terme, que de fermer nos écoles", a affirmé Jean Castex.

"Vacciner et tester plutôt que fermer"

Selon Jean Castex, ce lundi, 2% des classes étaient fermées en France. "Vous dites que ça crée la pagaille, mais alors s'il y en avait 100%, quel impact pour les familles et pour la continuité de la Nation?", a-t-il tonné en réponse à Jean-Christophe Lagarde.

"Nous devons en être fiers et poursuivre dans cette voie". Le Premier ministre a notamment expliqué que les écoles françaises sont restées ouvertes "deux fois plus qu'en Allemagne, trois fois plus qu'en Italie et quatre fois plus qu'aux Etats-Unis".

"Notre choix, pour les écoles comme pour le pays, c'est vacciner et tester plutôt que fermer", a-t-il conclu.
Salomé Robles