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Santé

"Le faux pass sanitaire tue": la mise en garde de Véran sur les conséquences des pass frauduleux

Début janvier, Gérald Darmanin avait évoqué 192.483 pass frauduleux détectés au 30 décembre 2021.

Invité à présenter ce lundi devant les sénateurs et sénatrices le projet de loi visant à transformer le pass sanitaire en pass vaccinal, le ministre des Solidarités et de la Santé Olivier Véran a tenu à revenir sur la découverte de nombreux faux pass sanitaires parmi des patients hospitalisés pour Covid-19.

Alors que le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin avait rappelé le 4 janvier que 192.483 pass frauduleux avaient été détectés au 30 décembre 2021, Olivier Véran a rappelé les implications sanitaires de ces documents.

Pour le ministre, "nous renforçons les mesures qui permettent de lutter contre les fraudes [...]. On peut considérer que le faux pass sanitaire tue, puisqu'un certain pourcentage de patients hospitalisés disposaient d'un faux".

Un document frauduleux pouvant avoir des implications sur la santé de son détenteur

Un constat d'autant plus inquiétant pour Olivier Véran, que comme il l'a rappelé au Sénat, la détention d'un tel document peut avoir des conséquences dramatiques pour son propriétaire s'il vient à être hospitalisé suite à une infection au Covid-19.

Les faux pass sanitaires "entraînent des conséquences sur la façon dont ces patients seront soignés. Les médecins vous le diront. Ils savent que quand un patient vient avec une forme qui s'aggrave mais qu'il est vacciné, l'évolution et donc le pronostic est les critères de surveillance, d'intubation, et de mise en coma, ne sont pas les mêmes que quand la personne n'est pas vaccinée", a déclaré le ministre.

Avant d'ajouter: "Quand on n'est pas vacciné, l'aggravation va plus vite, ça peut être subi, ça peut se faire en quelques minutes. Et donc il faut être en surveillance étroite de ces patients-là".

Efficacité de la vaccination

Cette audition a également été l'occasion pour Olivier Véran de revenir sur l'efficacité de la vaccination.

"Je le redis, ces patients qui sont en "réa" pour le variant Delta, ce sont des patients qui sont pour l'essentiel des patients non-vaccinés", a martelé le ministre.

Et concernant la part de patients hospitalisés et vaccinés, ce sont pour la plupart des personnes "immunodéprimées", "les greffés du rein, les greffés du cœur, ou des gens qui ont de très grosses maladies [...] rendant leur système immunitaire inopérant", a-t-il détaillé.

Jules Fresard