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Covid-19: près de 30.000 nouveaux cas et 320 morts en 24h à l'hôpital en France

Dans un service de réanimation avec un patient malade du Covid-19, à l'hôpital d'Avicenne à Bobigny, près de Paris, le 8 février 2021

Dans un service de réanimation avec un patient malade du Covid-19, à l'hôpital d'Avicenne à Bobigny, près de Paris, le 8 février 2021 - BERTRAND GUAY © 2019 AFP

Les experts de l'Organisation mondiale de la santé se penchent mardi sur la sûreté du vaccin AstraZeneca contre le Covid-19, suspendu par plusieurs pays européens, dont la France.

Moderna va tester l'efficacité de son vaccin anti-Covid sur les enfants

Les enfants aussi pourraient être vaccinés. C'est ce que souhaite le laboratoire américain Moderna qui annonce une phase de test de son vaccin anti-Covid à ARN messager sur des mineurs de moins de 12 ans.

Baptisé KidCOVE, cet essai clinique concerne un total prévu de 6.750 enfants âgés de 6 mois à 12 ans aux Etats-Unis et au Canada, a précisé Moderna, qui produit déjà pour les adultes un vaccin anti-Covid administré en deux injections séparées de quatre semaines et fondé sur une technologie récente, l'ARN messager.

La Lituanie suspend à son tour le vaccin AstraZeneca

La Lituanie a suivi mardi l'exemple d'une douzaine d'autres pays en suspendant à son tour le vaccin AstraZeneca, le temps d'un contrôle de l'Agence européenne des médicaments (EMA).

Le ministre lituanien de la Santé, Arunas Dulkys, a annoncé que le vaccin ne serait plus utilisé dans son pays, par mesure de précaution, "tant que l'Agence européenne des médicaments n'aura pas fourni ses conclusions finales sur sa sécurité".

Arunas Dulkys a indiqué que, s'il "faisait personnellement confiance" au vaccin AstraZeneca et qu'il était prêt à s'en faire vacciner, l'arrêt temporaire était la "solution la plus sûre" pour minimiser les risques.

L'agence lituanienne de contrôle des médicaments a précisé que trois personnes avaient développé des caillots sanguins dans ce pays balte de 2,8 millions d'habitants après avoir pris le vaccin, mais que rien n'indiquait que le vaccin lui-même les avait provoqués.

Plus de 5,4 millions de personnes ont reçu au moins une dose de vaccin en France

Plus de 5,4 millions de personnes (5.435.795 personnes) ont reçu au moins une dose de vaccin. Parmi elles, 2.310.236 personnes ont reçu une deuxième dose, selon les derniers chiffres publiés par le ministère de la Santé ce mardi.

AstraZeneca: Emmanuel Macron et Mario Draghi jugent "encourageantes" les déclarations du régulateur européen

Le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre italien Mario Draghi ont jugé "encourageantes" les déclarations de l'Agence européenne des médicaments (EMA) qui s'est dite mardi "fermement convaincue" des avantages du vaccin AstraZeneca contre le Covid-19.

"Les déclarations préliminaires faites aujourd'hui par l'EMA sont encourageantes", sont convenus Emmanuel Macron et Mario Draghi après un entretien téléphonique, selon un communiqué du cabinet du chef de l'exécutif italien, alors que plusieurs pays européens, dont la France et l'Italie, ont suspendu la vaccination avec le sérum du laboratoire anglo-suédois en raison de possibles effets secondaires graves.

Près de 7 personnes sur 10 sont défavorables au passeport vaccinal, selon une consultation du Cese

Près de 7 personnes sur 10 ayant participé à une vaste consultation lancée par le Conseil économique, social et environnemental (Cese), se sont dites "très défavorables" à l'instauration d'un passeport vaccinal, redoutant notamment une "atteinte aux libertés privées", selon des résultats dévoilés mardi.

A la question "Que pensez-vous du passeport vaccinal, dans le cadre d'une utilisation pour accéder aux lieux aujourd'hui fermés (restaurants, cinémas, stades, musées...) ?", plus de 67,1% des participants se sont déclarés "très défavorables", 5,6% "défavorables", 2% "mitigés", 5,1% "plutôt favorables" et 20,2% "très favorables", selon les résultats rendus publics par le Cese.

Île-de-France: le taux d'incidence atteint près de 420, plus de 1100 personnes en réanimation

La situation sanitaire continue de se détériorer en Île-de-France, où le taux d'incidence atteint 418,9 ce mardi pour 100.000 habitants, selon l'ARS. En Seine-Saint-Denis, où il est le plus élevé de la région, le taux d'incidence frôle les 500 avec 499,3.

Ce dimanche sur Twitch, face au journlaiste Samuel Etienne, Jean Castex avait déclaré que des mesures de confinement pourraient être prises dans la région francilienne quand elle présenterait un taux d'incidence de 400 pour 100.000.

Il y a actuellement 5861 personnes hospitalisées dans la région pour Covid-19, dont 1164 en réanimation.

Le taux de positivité des tests en Île-de-France s'élève à 9,9%.

29.975 nouveaux cas et 320 morts en 24h à l'hôpital en France

29.975 nouveaux cas ont été enregistrés et 320 personnes sont mortes du Covid-19 au cours de ces dernières 24 heures en France, selon le dernier bilan communiqué par Santé publique France.


À ce jour, 25.492 personnes sont hospitalisées en France en raison d'une infection à Covid-19, ce qui représente 2005 personnes de plus que la veille. Et 4239 personnes se trouvent en réanimation ce mardi, soit 435 personnes de plus que lundi.

Fermer les écoles en "dernier recours", selon le Conseil scientifique

Le Conseil scientifique recommande de ne fermer les écoles qu'en "dernier recours", en préconisant dans un nouvel avis une "stratégie précoce" et "régionale" pour freiner l'épidémie de Covid-19 et la saturation des services hospitaliers.

"La fermeture d'écoles apparaît comme une mesure sanitaire extrême de dernier recours, dès lors que des protocoles sanitaires efficaces existent", écrivent les membres du Conseil scientifique, qui soulignent "l'impact très négatif de la déscolarisation sur l'apprentissage, et même peut-être irrattrapable pour les enfants issus de familles défavorisées ou en situation précaire".

"En cas de situation sanitaire critique, la présence au collège et au lycée peut être graduée" et alternée, ajoute l'instance, dont une délégation est reçue mardi en fin de journée par Emmanuel Macron.

SONDAGE BFMTV- Seulement 20% des Français font confiance au vaccin AstraZeneca

D'après un sondage Elabe pour BFMTV dévoilé ce mardi, seulement 58% des Français déclarent ne pas avoir confiance dans le vaccin du groupe suédo-britannique AstraZeneca. 20% seulement disent avoir confiance, et 22% n'ont pas d'avis.

Graphique du sondage Elabe pour BFMTV le 16 mars 2021. (5)
Graphique du sondage Elabe pour BFMTV le 16 mars 2021. (5) © BFMTV

A l'inverse, 52% personnes sollicitées par notre sondage ont confiance dans le vaccin Pfizer/BioNTech, et 43% ont confiance dans celui de Moderna.

Ce lundi, Emmanuel Macron a annoncé la suspension "par précaution" de l'utilisation du vaccin AstraZeneca, en attendant l'avis de l'Agence européenne du médicament jeudi.

La Haute autorité de Santé donne son feu vert aux autotests

La Haute autorité de Santé a donné, ce mardi, son feu vert aux autotests de détection du coronavirus par prélèvement nasal. Ils pourront donc être utilisés par des personnes sans symptômes de plus de 15 ans.

Ce nouvel outil vient compléter l'arsenal du dépistage, et donne des résultats en "20 à 30 minutes" a indiqué la Pr Dominique Le Guludec, présidente de l'autorité sanitaire. Le résultat se visualise comme pour un test de grossesse.

Dimanche, le directeur général de la Santé Jérôme Salomon avait prévenu que les autotests seraient commercialisés "dès cette semaine" en France.

"Ce sera assez facile d’accès", a-t-il détaillé. "Le principe de l’autotest, c’est justement qu’on puisse l’avoir en famille. Ce sera en supermarchés ou en officines en tout cas, si c’est le plus facile, ça va être très facile à organiser".

Jean Castex prévient: "nous sommes dans une sorte de troisième vague"

Lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, Jean Castex a a alerté sur la situation épidémique de la France:

"Nous sommes dans une sorte de troisième vague de
l'épidémie, caractérisée par des variants nombreux", a-t-il affirmé.

"L'épidémie joue les prolongations", a souligné le Premier ministre devant l'Assemblée nationale, un an jour pour jour après qu'Emmanuel Macron a ordonné le premier confinement.

Une "analyse très rigoureuse" est en cours en lien avec les cas de thrombose détectés en Europe

Toujours lors de la conférence de presse virtuelle, Emer Cooke, la directrice de l'Agence européenne du médicament a expliqué que les cas de thromboses et de troubles de la coagulation nécessitent une "analyse très rigoureuse" pour déterminer un possible lien de causalité:

"Nous demandons à notre comité d'experts d'établir une chose: s'il y a une relation de cause à effet entre la vaccination et l'apparition de ces troubles. Nous cherchons à savoir si le vaccin pourrait avoir entraîné ces effets indésirables. Cela nécessite de mener une analyse très rigoureuse de toutes les données liées aux thromboses et aux troubles de la coagulation."

Vaccin AstraZeneca: pour l'instant "la balance bénéfice - risque reste positive", affirme l'AEM

Emer Cooke, la direcrice de l'Agence européenne du médicament, tient une conférence de presse ce mardi.

"Nous traitons l'affaire avec énormément de soin et de sérieux et nous nous assurons d'évaluer tout effet secondaire potentiel lié à ce vaccin", assure-t-elle.

A l'heure actuelle, les nouvelles analyses montrent que "la balance bénéfice - risque reste positive."

"Nous continuons de recevoir des signalements d'effets secondaires", poursuit-elle. "Notre priorité est de garantir la sûreté du vaccin."

"Une situation telle que celle-ci n'est pas inattendue lorsque l'on vaccine des millions de personnes, il est inévitable d'avoir de rares incidences de maladies qui peuvent survenir après la vaccination."

De nouvelles restrictions dans les Côtes-d'Armor

Face à la diffusion du nouveau variant "breton", Thierry Mosimann, le préfet des Côtes d'Armor a annoncé de nouvelles restrictions pour la population.

Un arrêté a été pris pour rendre le masque obligatoire "sur l'ensemble du département" (ce n'était pas le cas jusqu'à présent), ainsi qu'une "interdiction amplifiée" de consommation d'alcool et de diffusion de musique sur la voie publique.

Enfin, les brocantes et les vide-greniers sont interdits dans le département.

A ce stade, le variant breton n'a pas "une gravité plus importante" que le Covid-19 classique

Une conférence de presse s'est déroulée ce midi sur le nouveau variant "breton", lors de laquelle le directeur de l'ARS Bretagne Stéphane Mulliez a expliqué qu'il était, pour l'heure classé comme "variant préoccupant", au même titre que le variant anglais et sud-africain.

A ce stade, "les premières analyses ne permettent ni de conclure à une gravité plus importante, ni une transmissibilité accrue du virus", affirme-t-il.

Il est encore trop tôt pour savoir si la vaccination est "moins pertinente par rapport à ce variant", précise Stéphane Mulliez. Et d'ajouter: "Nous allons y travailler dans les jours à venir."

INFO BFMTV - Emmanuel Macron s'entretiendra avec le conseil scientifique et des réanimateurs cette après-midi

Le président français Emmanuel Macron s’entretiendra à 17h ce mardi avec les membres du conseil scientifique, selon les informations de BFMTV.

Une seconde réunion est prévue entre le chef d'État et des réanimateurs à 18h.

Covid-19: il y a un an, le premier confinement était annoncé

"Nous sommes en guerre, en guerre sanitaire certes, nous ne luttons ni contre une autre armée, ni contre une autre nation, mais l'ennemi est là, invisible, insaisissable qui progresse, et cela requiert notre mobilisation générale" déclarait le 16 mars 2020 le président de la République Emmanuel Macron.

Il annonçait avec ces mots le premier confinement en France, qui commencait le 17 mars à midi.

30 millions de Français vaccinés d'ici la fin du mois de juin, assure Agnès Pannier-Runacher

"Nous avons la capacité de vacciner 30 millions de personnes d'ici à la fin du mois de juin", a déclaré sur France Info ce mardi Agnès Pannier-Runacher, ministre chargée de l'Industrie.

Parmi ces doses, elle comptabilise les sérums Pfizer, Moderna, Janssen, Novavax et Curevac. Seuls les deux premiers sont pour le moment autorisés et utilisés en France, avec le AstraZeneca, suspendu depuis lundi.

Centres commerciaux et grands magasins veulent une date de réouverture

L'association de fédérations de commerçants Conseil du Commerce de France (CDCF) a demandé mardi au gouvernement "une date de réouverture" des grands magasins, centres commerciaux ou commerces sous confinement le week-end, afin de "favoriser une réouverture la plus sereine possible" le cas échéant.

Assurant que "les commerces ne sont pas des lieux de contamination pour les clients et les collaborateurs", le CDCF souhaite que "soit précisée rapidement une date de réouverture des grands magasins et des centres commerciaux au niveau national et des commerces fermés dans les zones sous confinement le week-end".

Le vaccin d'AstraZeneca est "sûr", assure Boris Johnson

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a assuré mardi que le vaccin d'AstraZeneca/Oxford contre le Covid-19 est "sûr" et "extrêmement" efficace, après sa suspension par plusieurs pays, inquiets d'éventuels effets secondaires graves.

"Ce vaccin est sûr et marche extrêmement bien", a assuré le dirigeant conservateur dans le quotidien The Times, soulignant qu'il était aussi "relativement facile à distribuer" et "dispensé à prix coûtant".

Les 4 scénarios du Conseil Scientifique pour en finir avec le Covid-19

Dans son nouvel avis daté du 11 mars le conseil scientifique souligne que plusieurs hypothèses sont difficiles à mettre en place en France et privilégie des actions locales et anticipées. Il évoque le scénario de l'immunité collective, la stratégie Zéro Covid, celle du "stop and go", ou encore un protocole "précoce" et "régional", ce dernier privilégié par le conseil.

Notre article complet ICI.

Vaccin Pfizer BioNTech: 10 millions de doses pour l'Europe au deuxième trimestre

L'Europe et le laboratoire Pfizer-BioNTech se sont accordés sur la livraison accélérée de 10 millions doses au 2e trimestre. Grâce à ces doses supplémentaires, l'UE devrait recevoir plus de 200 millions de doses de ce vaccin au deuxième trimestre.

Notre article complet ICI.

Plus de 900.000 morts recensés en Europe

Plus de 900.000 décès du Covid-19 ont été officiellement enregistrés en Europe depuis le début de la pandémie en décembre 2019, selon un comptage réalisé par l’AFP mardi à 08h45 GMT à partir de bilans fournis par les autorités de santé.

Les 52 pays et territoires de la région (qui inclut la Russie et la Turquie) totalisaient 900.185 décès - pour 40.083.433 cas déclarés - devant l’Amérique latine et les Caraïbes (721.581 morts, 22.872.052 cas), les Etats-Unis/Canada (558.110, 30.406.496), et l’Asie (263.250, 16.692.971).

Les pays européens les plus touchés sont le Royaume-Uni avec 125.580 morts pour 4.263.527 cas, l’Italie avec 102.499 décès (3.238.394 contaminations), la Russie (92.937, 4.409.438), la France (90.788, 4.078.133) et l’Allemagne (73.656, 2.581.329). Ces cinq pays concentrent plus de la moitié des décès en Europe.

La Suède suspend le vaccin AstraZeneca

La Suède a décidé à son tour de suspendre l'administration du vaccin d'AstraZeneca contre le Covid-19, emboîtant le pas à plusieurs pays après le signalement de possibles d'effets secondaires, en particulier des hémorragies, ont annoncé mardi les autorités sanitaires.

L'Agence suédoise de la santé publique FHM suspend "par mesure de précaution" le vaccin du laboratoire suédo-britannique, "jusqu'à ce que l'enquête de l'Agence européenne des médicaments sur les effets secondaires suspects soit terminée", a-t-elle indiqué dans un communiqué.

Pour Blanquer, la fermeture des écoles "est la dernière chose à faire" en cas de confinement régional

En déplacement ce mardi dans une école de Villiers-le-Bel dans le département du Val-d'Oise, le ministre de l'Education a une nouvelle fois rappelé que la fermeture des écoles "serait la dernière des choses à faire" en cas d'un reconfinement de l'Île-de-France.

"Ce n’est pas du tout le scénario privilégié. Vous le savez, on l’a souvent répété, le président, le Premier ministre et moi-même, l’école est prioritaire, nos enfants sont prioritaires. Les enfants, les adolescents, la jeunesse doivent être notre première priorité parce qu’on sait très bien que la fermeture des écoles, collèges et lycées peut-être très nuisible, y compris pour la santé physique ou psychique des enfants, et puis tout simplement pour leur apprentissage", a-t-il expliqué.

De plus, le ministre a également souligné que dans d'autres pays, la fermeture des établissements scolaires avait eu de trop graves conséquences.

"On le voit aussi ne se comparant avec d’autres pays où l'on voit les dégâts sur l’enfance et la jeunesse de la fermeture des écoles. Donc c’est la dernière chose à fermer. Il y a d’autres éventualités qui sont regardées avant celle-là, ce serait la dernière chose à faire le cas échéant, mais on n'en est pas là", a ajouté Jean-Michel Blanquer.

Véran martèle que les Français déjà vaccinés avec AstraZeneca "ne sont pas danger"

Les Français qui ont reçu une première dose d'AstraZeneca "ne sont pas en danger", martèle Olivier Véran. Le ministre de la Santé se veut rassurant, au lendemain de la suspension du vaccin en France, en indiquant que les patients concernés n'ont aucune démarche particulière à entamer".

Il indique souhaiter "reprendre au plus vite et ardemment la campagne de vaccination", et attend le verdict de l'Agence européenne du médicament pour jeudi.

Le "monsieur vaccin" du gouvernement appelle les Français déjà vaccinés avec AstraZeneca à "ne pas s'inquiéter particulièrement"

Selon un dernier bilan samedi, 1,3 million de personnes (sur 5 millions au total) ont reçu en France une première injection du vaccin d'AstraZeneca, désormais suspendu dans l'Hexagone en raison de craintes liées à des caillots sanguins chez des personnes vaccinées, sans lien avéré à ce stade.

Invité de France Inter ce mardi matin, Alain Fischer, président du Conseil d'orientation de la stratégie vaccinale anti-Covid, appelle ces Français déjà vaccinés à "ne pas s'inquiéter particulièrement".

"Le nombre d'événements dont on parle est très faible, on parle d'une dizaine de cas, mais c'est le caractère atypique (des effets craints) qui justifie cette attention particuière", a-t-il tenu à rassurer.

"Les événements observés l'ont tous été dans les 10 jours qui ont suivi la vaccination", a-t-il poursuivi. Pas de crainte à avoir donc, selon lui, pour ceux qui ont déjà passé ce délai par rapport à leur injection. Alain Fischer appelle les personnes vaccinées plus récemment à simplement "être attentifs" à d'éventuels symptômes et à consulter en cas de "manifestation clinique anormale".

Un responsable du CHU de Rennes explique que le variant breton va compliquer l'identification des cas

Un nouveau variant du coronavirus a été détecté en Bretagne, où des investigations sont en cours pour en évaluer la transmissibilité et la sévérité. Principale caractéristique: cette souche échappe souvnet aux tests naso-pharyngés classiques, a expliqué ce mardi matin sur BFMTV Pierre Tattevin, chef du service des maladies infectieuses au CHU de Rennes (Ille-et-Villaine).

Les autorités sanitaires ont tout d'abord détecté en Bretagne plusieurs cas de malades présentant les symptômes du Covid, "rattachés à un cluster" mais dont les tests PCR étaient négatifs. Il s'agit d'un cluster au centre hospitalier de Lannion (Côtes d'Armor). Le 13 mars, 79 cas y ont été identifiés, dont 8 cas porteurs du variant, confirmé par séquençage.

Cette "mise en défaut" des tests classiques n'est pas liée aux tests en eux-mêmes, a précisé Pierre Tattevin, mais "au fait que les patients n'en excrètent pas (du virus) au niveau du nez". "Quand on fait des prélèvements plus profonds (...), des prélèvements pulmonaires, à ce moment-là le test est positif", a-t-il détaillé.

C'est "indiscutablement du coronavirus, mais différent de celui qu'on connaissait jusque là". La principale conséquence est que cela va "être compliqué d'identifier les cas", a estimé Pierre Tattevin.

L'Île-de-France "en sursis", de "nouvelles décisions" attendues "dans les jours qui viennent"

Quel sort sera réservé à la région Île-de-France? Dans l'immédiat, "nous aurons à prendre dans les jours qui viennent sans doute de nouvelles décisions" pour lutter contre l'épidémie de Covid-19, a annoncé ce lundi Emmanuel Macron, en revendiquant des restrictions prises "de manière adaptée et proportionnée" selon les territoires.

L'Île-de-France est clairement "en sursis" car "le variant anglais (du virus), majoritaire, n'est pas seulement plus contagieux, il est aussi plus mortel", et "nos capacités de réanimation sont saturées", avait exposé quelques heures plus tôt sur France 2 la présidente de la région, Valérie Pécresse, disant ne pas s'opposer à des mesures "justifiées, si elles sont proportionnées et accompagnées".

Ce lundi soir, le taux d'incidence - le nombre de cas rapportés sur les sept derniers jours pour 100.000 habitants - a dépassé les 400, seuil évoqué ce week-end par Jean Castex pour éventuellement mettre en place de nouvelles restrictions.

Le développeur du vaccin AstraZeneca évoque "des preuves très rassurantes" au Royaume-Uni

Le laboratoire à l'origine du vaccin AstraZeneca se défend face aux suspicions: il y a "des preuves très rassurantes qu'il n'y a pas d'augmentation du phénomène de caillot sanguin ici au Royaume-Uni", a affirmé lundi le professeur Andrew Pollard, directeur du Oxford Vaccine Group qui a développé le vaccin avec AstraZeneca.

Pour le laboratoire, ces déconvenues s'ajoutent à une nouvelle baisse de ses livraisons à l'Union européenne d'ici juin, qu'AstraZeneca a été contraint d'annoncer en invoquant des problèmes d'exportations.

Le vaccin AstraZeneca suspendu en France, l'OMS va examiner sa sûreté

Bonjour à tous et bienvenue dans ce nouveau direct consacré à l'évolution de l'épidémie de Covid-19. Les experts de l'Organisation mondiale de la santé se penchent mardi sur la sûreté du vaccin AstraZeneca, suspendu par plusieurs pays européens, dont la France depuis ce lundi.

Une suspension au nom du principe de précaution, après de graves problèmes sanguins chez des personnes vaccinées, tels que des difficultés à coaguler ou la formation de caillots (thrombose), et dans l'attente d'un avis jeudi de l'Agence européenne des médicaments (EMA).

D'ici là, le Groupe consultatif d'experts de l'OMS sur la vaccination - qui "a examiné les données et est en contact étroit avec l'Agence européenne des médicaments" - se réunit mardi, pour étudier la sûreté du vaccin, a annoncé Tedros Adhanom Ghebreyesus, le directeur général de l'OMS.

Mais l'organisation, en première ligne dans la lutte internationale contre la pandémie, préconise d'ores et déjà de continuer de vacciner contre le Covid-19 avec l'AstraZeneca.

"Nous ne voulons pas que les gens paniquent et, pour le moment, nous recommandons que les pays continuent de vacciner avec AstraZeneca", a déclaré la cheffe scientifique de l'OMS Soumya Swaminathan. "Jusqu'à présent, nous n'avons pas trouvé de rapport entre ces événements et le vaccin", a-t-elle ajouté.
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