BFMTV
en direct

Coronavirus: la Pologne suspend ses liaisons aériennes avec la France

Un avion sur le tarmac de l'aéroport Roissy Charles De Gaulle.

Un avion sur le tarmac de l'aéroport Roissy Charles De Gaulle. - Flickr - CC Commons

De la France au Canada en passant par le Royaume-Uni, les tours de vis sanitaires se multiplient dans le monde face à la progression de la pandémie de Covid-19.

Ce live est terminé

Merci de l'avoir suivi.

Tous les plus importants ministres irlandais contraints de se confiner

Tous les membres du cabinet irlandais, soit les plus importants ministres du gouvernement, se sont placés mardi en isolement en raison d'un possible cas de coronavirus, a annoncé mardi le Premier ministre Micheal Martin.

Cette décision a été prise car que le ministre de la Santé Stephen Donnelly est tombé malade mardi après-midi et a demandé à être testé au Covid-19.

"Nous avons demandé à tous les ministres de restreindre leurs mouvements en attendant le résultat de ce test", a déclaré Micheal Martin sur la chaîne publique de télévision RTE.

La Pologne suspend les liaisons aériennes avec la France

La Pologne va suspendre à partir du 16 septembre les liaisons aériennes avec la France en raison de la pandémie, a annoncé mardi soir le gouvernement polonais.

La France rejoint une liste d'une trentaine de pays avec lesquels les liaisons aériennes ont déjà été coupées à cause de la pandémie de Covid-19. Les vols sont interdits jusqu'au 29 septembre. Seuls les vols charters réservés avant le 16 septembre sont autorisés, a indiqué encore le gouvernement.

Coronavirus: plus de séquelles cérébrales que pulmonaires selon Didier Raoult

"Oui il y a des séquelles cérébrales, pendant un certain temps, je ne sais pas combien de temps", mais "plus que de séquelles pulmonaires que l'on redoutait beaucoup", a expliqué Didier Raoult ce mardi

Avec le coronavirus, "on redoutait qu'il y ait beaucoup de fibroses [pulmonaires], il y en a relativement peu", a déclaré l'infectiologue. En revanche "il y a des extinctions du métabolisme cérébral que l'on perçoit, mais on n'a pas suffisamment de recul pour savoir combien de temps ça va durer"

"Il n'y a pas vraiment de raison d'être affolé" face à la crise du Covid-19 selon Raoult

"Il n'y a pas vraiment de raison d'être affolé, et depuis le début", a déclaré Didier Raoult ce mardi. L'infectiologue analyse la crise du coronavirus actuelle par rapport à l'éspérance de vie en France.

"Je vous conseille de regarder les données de l'Ined (Institut national d'études démographiques)", déclare-t-il. "La perte d'espérance de vie pour 2020, comparée à 2019, elle est de 0,21, elle est inférieure à la perte d'espérance de vie de 2015", explique Didier Raoult.

"C'est ça cette énorme anxiété monstrueuse, ce n'est pas moi qui la développe, moi j'ai toujours été du côté: 'on n'est pas face à un drame absolument insupportable'".

Raoult se moque des personnes ayant cru à l'étude de The Lancet contre l'hydroxychloroquine

L'infectiologue Didier Raoult est revenu au cours de son audition au Sénat ce mardi sur le papier publié dans la revue scientifique The Lancet, qui arguait de l'inefficacité, voire de la dangerosité de la chloroquine. Il avait été retiré par la suite, à cause de certains manquements scientifiques.

Didier Raoult a qualifié les auteurs de l'étude de "bande de pieds nickelés", mais s'est aussi moqué des personnes qui y avaient cru.

"Je ne vois pas comment on aurait pu avoir un débat serein, quand en l'espace d'une demi journée, le ministère et l'OMS se sont mis à dire qu'on interdit partout l'hydroxychloroquine, parce que ça tue les gens pour un papier qui a été retiré trois semaines après", a-t-il lancé.

"Qu'on puisse penser que ce truc est vrai quand on parle d'un médicament qui a été donné à 2 milliards d'habitants..." a déclaré Didier Raoult ajoutant: "tout ceux qui ont cru un truc pareil c'est quand même spectaculaire".

Selon Raoult, 4,6 milliards de personnes vivent dans des pays où l'hydroxychloroquine n'est pas déconseillée

Interrogé sur le fait que plusieurs institutions médicales et Etats, - dont l'Organisation Mondiale de la Santé - déconseillent la prise de la chloroquine en cas de contamination par le coronavirus, Didier Raoult a assuré que la majorité de la population mondiale vivait sur un territoire où cela était autorisé.

"Nous on a estimé qu'il y avait 4,6 milliards de gens qui vivaient dans des pays dans lesquels on disait: 'vous pouvez utiliser l'hydroxychloroquine'".

Aux États-Unis, "il y a un tiers des Etats dans lesquels l'hydroxychloroquine est recommandé, un tiers dans lesquels ils ne savent pas trop ce qu'il faut faire" et un tiers qui déconseillent.

"Avec tout le respect que je vous dois, vous ne nous aidez pas" lance un sénateur à Raoult

Au cours de l'audition de Didier Raoult au Sénat, Bernard Jomier, élu écologiste de Paris, a pointé du doigt les incohérences existantes entre ce qu'explique Didier Raoult devant le Sénat, et ce qu'ont déclaré d'autres scientifiques.

"Vous pouvez - avec un savoir technique qui est incomparable au nôtre en la matière - nous faire un exposé pendant 10 minutes de virologie pour nous expliquer que le virus semble muter, mais un autre virologue éminent, le professeur Lina, nous a dit plusieurs fois que le virus ne semblait pas muter".

"Ca ne fait pas beaucoup avancer notre compréhension", note Bernard Jomier, rappelant que le rôle du Sénat était de "rendre compte aux Français de ce qui s'est passé". "Avec tout le respect que je vous dois, vous ne nous aidez pas dans notre tâche. Votre exposé est certes très intéressant, mais ne m'aide pas à progressez de façon suffisante", a déclaré le sénateur.

Il a également ajouté ne pas vouloir participer aux débats existants entre les virologues: "ce n'est pas notre méthode ici de mettre en scène des matchs de catch et de générer du conflit".

"Je n’invente aucune donnée", déclare Didier Raoult

Expliquant comment l'IHU fonctionne et a fonctionné en pleine épidémie de coronavirus, Didier Raoult a assuré qu'il était impossible pour lui d'inventer des chiffres, de tronquer ses résultats.

"Je ne peux pas inventer les chiffres, je donne tout cela tous les jours à l'Agence Régionale de Santé, tous les morts, tous les détectés, tous les positifs..."

"On ne peut pas inventer des chiffres dans ce pays, c'est l'assistance publique", martèle l'infectiologue, "il faut revenir sur terre les gens qui pensent qu'on invente les données, on est dans un pays administré", déclare-t-il.

Raoult a proposé des médicaments potentiels au gouvernement français dès le début de l'épidémie

Au début de l'épidémie de coronavirus en Chine, Didier Raoult et son équipe ont lu les études parues en Chine sur la Covid-19, alors que la maladie n'était pas répandue en France et en Europe. L'infectiologue explique avoir alors contacté le ministère de la Santé pour expliquer quels médicaments pourraient fonctionner.

"On a lu ce qu'avaient faits les seuls sachants, c'est à dire les Chinois", explique-t-il. "j'ai téléphoné tout de suite au ministère pour dire : 'voilà les médicaments qui marchent sur le SARS 1, pourquoi on ne regarde pas?'"

Didier Raoult dénonce une "folie mondiale" autour de l'hydroxychloroquine

"Ce qui s'est passé n'est pas normal", a déclaré l'infectiologue Didier Raoult, au cours de son audition au Sénat, au sujet des critiques ayant entouré l'hydroxychloroquine. "Ce qui s'est passé dans cette situation est absolument inouï pour moi, et pas que pour moi, pour toute l'épistémologie".

"Je suis extraordinairement surpris de l'ampleur qu'a pris cette chose", qui a déclenché "une folie mondiale", lance-t-il.

"Qu'un des deux médicaments les plus prescrits au monde est pu être considéré comme un truc tuant 10% des gens, est quelque chose qui montre qu'il y avait une déconnexion" avec cette molécule, selon lui.

"Je n'ai jamais fraudé de ma vie", lance Raoult devant le Sénat

Au début de son audition face au Sénat, l'infectiologue Didier Raoult, à la tête de l'IHU Méditerrannée Infection, est revenu sur les attaques d'autres médecins à son sujet, expliquant pourquoi il avait quitté le Conseil Scientifique.

"Je ne peux pas me retrouver à discuter avec des gens qui écrivent une tribune en disant que je fraude et que je triche, puis ensuite faire une discussion avec eux, il y a une limite", déclare-t-il, rappelant que certains avaient porté plainte contre lui.

"Je n'aime pas qu'on m'isulte, je n'aime pas qu'on porte plainte contre moi et qu'après on me demande de débattre en toute sérénité", déclare-t-il, assurant ensuite:

"Je n'ai jamais fraudé de ma vie, j'ai écrit 3500 publications internationales, je n'en ai jamais rétractée aucune", bien qu'il concède que des "erreurs sont passées" sur certaines. "J'estime qu'il y a entre 2 et 4% d'erreurs dans les papiers que j'ai fait".

Jean Castex fustige les "râleurs" sur la gestion de la crise sanitaire

Dans un discours à huis-clos prononcé ce mardi matin devant "l'intergroupe" des députés de la majorité, Jean Castex a évoqué les mesures prises pour endiguer la pandémie de coronavirus:

"Nous avons pris des dispositions à caractère général, comme le port du masque qui progresse: il y a encore des râleurs. Ce n'est pas parce que c'est la crise Covid que la France n'est pas la France", a-t-il tancé, selon les informations récoltées par BFMTV.

Le chef du gouvernement a poursuivi en indiquant la "ligne de conduite", consistant à donner "priorité à la vie, priorité au fonctionnement, sans transiger sur l'application des protocoles sanitaires". Le Premier ministre a souligné qu'il fallait que ce soit "adapté aux territoires, car l'aggravation n'est pas partout la même".

Delfraissy: "Le système de santé publique n'était pas prêt à un tsunami de ce type"

Jean-François Delfraissy compare la première vague de l'épidémie de coronavirus à un "tsunami" qui a submergé les hôpitaux français. "Le système de santé publique et de vision de santé publique français n'était pas prêt à un tsunami de ce type", vient d'expliquer le président du Conseil scientifique devant la Commission d'enquête du Sénat.

Le président du Conseil scientifique auditionné au Sénat

Jean-François Delfraissy, le président du Conseil scientifique, est actuellement auditionné par la Commission d'enquête du Sénat sur la gestion de la crise sanitaire. Il précède de quelques heures Didier Raoult, qui sera lui interrogé à partir de 15h.

La Chine confine une ville entière après trois cas de Covid-19

La Chine a confiné une petite ville située à la frontière avec la Birmanie et lancé un dépistage général des habitants après la découverte de trois cas de Covid-19, a indiqué mardi la mairie.

Peuplée de 210.000 personnes, la commune confinée est celle de Ruili, située dans la province du Yunnan (sud-ouest) à la frontière avec la Birmanie. Il s'agit d'un important point de passage entre les deux pays.

Pékin a depuis plusieurs mois endigué l'épidémie sur son sol. Seuls quelques nouveaux malades sont recensés chaque jour, la quasi-totalité étant des Chinois revenus de l'étranger et placés en quarantaine dès leur arrivée.

La barre des 30 millions de cas dans le monde bientôt atteinte

On s'approche désormais des 30 millions de cas dans le monde. Selon le décompte de l'université américaine Johns Hopkins, qui fait aujourd'hui référence, près de 29,2 millions de contaminations au Covid-19 ont été officiellement recensées depuis le début de la pandémie, et près de 930.000 morts dans le monde.

"Tour de vis" ou "retour de bâton"... Les nouvelles restrictions à Bordeaux et à Marseille à la une des journaux

Les nouvelles restrictions annoncées ce lundi dans les Bouches-du-Rhône et en Gironde font évidemment la une de la presse quotidienne régionale ce matin. "Le tour de vis des autorités", titre ainsi Sud Ouest du côté de Bordeaux. À Marseille, La Provence voit plutôt dans l'arsenal de mesures des autorités un "retour de bâton" pour les habitants.

Les unes de "Sud Ouest" et "La Provence" le 15 septembre 2020.
Les unes de "Sud Ouest" et "La Provence" le 15 septembre 2020. © Sud Ouest / La Provence

Au Canada, l'inquiétude de Justin Trudeau

Au Canada aussi, la perspective d'une seconde vague figure parmi les préoccupations des autorités: le pays a recensé ce weekend plus de 1300 nouveaux cas, un niveau inédit depuis le début de l'été.

"Ce qu'on est en train de voir dans les chiffres ces jours-ci devrait inquiéter tout le monde", s'est alarmé ce lundi le Premier ministre canadien Justin Trudeau. "La dernière chose que nous voulons revivre cet automne, c'est un confinement comme au printemps", a-t-il averti.

Si un reconfinement généralisé, tel que celui décrété en Israël pour au moins trois semaines, n'est pas encore à l'ordre du jour dans la plupart des pays, certains responsables n'hésitent plus à en brandir la menace. "Je tiens à être parfaitement clair: toutes les options sont sur la table", a ainsi affirmé Doug Ford, le Premier ministre de l'Ontario, la province la plus peuplée du Canada.

Un tour de vis en France et ailleurs dans le monde

Bonjour à tous et bienvenue dans ce live consacré à l'épidémie de coronavirus. De la France au Canada en passant par le Royaume-Uni, les tours de vis sanitaires se multiplient dans le monde face à la progression de la pandémie, les gouvernements cherchant à tout prix à éviter un reconfinement aux conséquences économiques désastreuses.

Interdiction des fêtes d'étudiants, des sorties scolaires ou des rassemblements de plus de dix personnes: de nouvelles batteries de mesures restrictives ont été annoncées ce lundi dans plusieurs grandes villes françaises, notamment à Marseille et Bordeaux.

BFMTV