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Covid-19: le patron de l'AP-HP alerte sur un niveau d'admission inédit "depuis la première vague"

Martin Hirsch le 6 juillet 2020 à l'Assemblée nationale

Martin Hirsch le 6 juillet 2020 à l'Assemblée nationale - Alain JOCARD © 2019 AFP

Dans un courriel envoyé aux salariés ce mercredi, le directeur de l'AP-HP souligne que le nombre d'entrées à l'hôpital en 24 heures n'avait jamais été aussi haut depuis la première vague.

La situation dans les hôpitaux franciliens continue de se détériorer. "Qu’il s’agisse des entrées en réanimation ou en hospitalisation conventionnelle", les chiffres de mardi "sont particulièrement élevés", a écrit le directeur de l'AP-HP, Martin Hirsch, dans un mail adressé à ses troupes.

Une situation plus "éprouvante" qu'au printemps

"Nous n’avions pas connu un nombre d’entrées aussi haut en 24 heures depuis la première vague", a ajouté le patron de l'AP-HP.

Selon les données de Santé Publique France, 6626 patients étaient hospitalisées mardi dans l'ensemble de l'Île-de-France, dont 1360 malades en réanimation - 379 à Paris uniquement. Au total, 171 nouvelles admissions en réanimation ont été comptabilisées pour 683 nouvelles hospitalisations dans la région.

Dans son mail, Martin Hirsch revient également sur la situation "difficile et éprouvante" des soignants qui supportent "la réalité derrière ces chiffres".

"Beaucoup expriment le fait qu'ils trouvent la situation plus difficile à vivre qu'au printemps dernier", affirme le directeur de l'AP-HP, "avec les incertitudes sur le moment où la courbe s'infléchira puis s'inversera, ce qu'on ne sait pas encore dire, avec aussi des patients qui s'aggravent très rapidement, indépendamment de l'existence de facteurs de risques ou non".

Une vague pire que la première

Malheureusement pour le personnel soignant des hôpitaux franciliens, la situation risque de s'empirer encore dans les prochains jours. Sur BFMTV, Jean-Michel Constantin a alerté ce mercredi sur les risques d'une "situation purement catastrophique".

Dans les hôpitaux d'Île-de-France, la situation est déjà "très nettement pire" que la deuxième vague, "le risque c'est qu'elle soit pire que la première", a assuré le chef du service anesthésie-réanimation de la Pitié-Salpêtrière à Paris.

À une différence près: "au lieu d'être sur trois régions de France" seulement, cette nouvelle vague risque de submerger "l'intégralité de la France". "C'est pas faute d'alerter depuis plusieurs semaines", a-t-il poursuivi.

Benjamin Rieth Journaliste BFM Régions