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EN DIRECT - Covid-19: 26.800 patients désormais hospitalisés en France, dont 4600 en réa

EN DIRECT - Covid-19: 26.800 patients désormais hospitalisés en France, dont 4600 en réa

Des passants marchent dans une rue de la capitale, samedi, lors du premier jour du troisième confinement

Alors que les indicateurs se dégradent et qu'Emmanuel Macron promet d'accélérer la vaccination, d'autres départements en situation critique pourraient rejoindre les 16 confinés depuis ce week-end.

65.373 nouveaux cas en 24h en France

65.373 nouveaux cas de Covid-19 ont été enregistrés en 24 heures en France, rapporte Santé Publique France dans son dernier bilan communiqué mercredi soir, tout en précisant qu'il s'agissait d'un rattrapage des journées de lundi et mardi, au cours desquels le nombre de cas était particulièrement bas à l'échelle nationale.

>> Découvrez les derniers chiffres de l'évolution de l'épidémie en France ICI.

Le Brésil a franchi le cap des 300.000 morts

Le Brésil a franchi mercredi le cap des 300.000 morts du coronavirus, avec 300.685 décès, a annoncé le ministère de la Santé au moment où le pays traverse sa pire période en un an de pandémie.

Au cours des dernières 24 heures, 2009 nouveaux décès ont été enregistrés dans le deuxième pays le plus endeuillé au monde derrière les Etats-Unis, et où les hôpitaux de quasiment tous les Etats sont au bord du point de rupture.

L'Allemagne envisage d'interdire provisoirement certains voyages à l'étranger

Berlin envisage d'interdire "provisoirement" certains voyages vers les destinations favorites des Allemands à l'étranger pour renforcer la lutte contre la pandémie de Covid-19, a indiqué mercredi une porte-parole du gouvernement, Ulrike Demmer.

Le gouvernement étudie "s'il y a la possibilité d'interdire provisoirement les voyages vers les destinations populaires à l'étranger", a-t-elle dit alors que les réservations pour l'île espagnole de Majorque, traditionnellement très prisée des Allemands, ont fortement augmenté à l'approche de Pâques.

Plusieurs compagnies aériennes ont proposé des centaines de vols supplémentaires vers l'archipel des Baléares suscitant une controverse en Allemagne où le tourisme à l'intérieur du pays est en revanche interdit. La porte-parole du gouvernement a expliqué qu'il y avait une concertation entre ministères à ce propos.

La pression hospitalière au plus haut en Île-de-France

La situation hospitalière en Île-de-France est de plus en plus tendue. Le taux d'incidence a atteint 560 cas pour 100.000 habitants dans la région, selon les derniers chiffres de Santé Publique France.

En Seine-Saint-Denis, celui-ci atteint même 702 cas pour 100.000 habitants, contre 466 cas dans le département des Hauts-de-Seine.

Ce mercredi soir, 6643 patients étaient hospitalisés en région parisienne, dont 1386 en soins critiques. 

26.800 patients désormais hospitalisés en France

248 morts ont été enregistrés au cours des dernières 24 heures en France, selon le dernier bilan communiqué mercredi soir par Santé Publique France.

26.876 personnes sont désormais hospitalisées en France à cause du Covid-19, ce qui représente 2130 nouvelles admissions en 24 heures.

4651 patients se trouvent par ailleurs en réanimation en France à ce jour, ce qui représente 384 nouvelles admissions en 24 heures.

Le président de la Nièvre décrit "une situation hors de contrôle"

Le président (PS) de la Nièvre Alain Lassus a décrit, ce mercredi sur BFMTV, "une situation hors de contrôle" dans le département, alors qu'il s'agit de l'un des trois départements auxquelles les mesures de freinage renforcées pourraient être étendues ce jeudi.

"L'offre hospitalière du département est très limitée et je pense qu'aujourd'dui il n'y a plus de place en réanimation", a mis en garde Alain Lassus.

Le président du département a aussi appelé à "fermer les écoles" dans la Nièvre, à 15 jours des vacances de Pâques.

Île-de-France: Valérie Pécresse veut avancer les vacances de 15 jours

Face à la dégradation de la situation sanitaire en Île-de-France, la présidente de la région a proposé au préfet, ce mercredi, d'avancer les prochaines vacances scolaires en région parisienne (zone C) de 15 jours, a-t-on appris de son entourage, confirmant une information de Paris Match.

"Je me demande si la bonne mesure ne serait pas d’avancer les vacances scolaires de 15 jours afin de fermer les écoles dès le 2 avril", a-t-elle déclaré ce mercredi. En région parisienne, les vacances de Printemps sont censées durer du 17 avril au 3 mai.

À nos confrères de Paris Match, Valérie Pécresse a aussi regretté que ce nouveau confinement n'ait pas engendré de vague de retour massif au télétravail en région parisienne.

Jean Castex: "Nous pourrions être amenés à durcir selon l’évolution de la pandémie"

Lors de la séance des questions au gouvernement ce mercredi après-midi au Sénat, le Premier ministre Jean Castex a indiqué que le gouvernement maintiendrait la stratégie territorialisée "autant que cela sera possible", mais a mis en garde sur un éventuel durcissement des mesures.

"Nous allons continuer dans cette stratégie territorialisée. Nous la maintiendrons autant que cela sera possible. La troisième vague est extrêmement importante. Nous pourrions etre amenés à durcir selon l’évolution de la pandémie", a ainsi dit le Premier ministre.

Trois nouveaux départements en sursis

Gabriel Attal annonce que des concertations auront lieu cet après-midi pour ajouter trois nouveaux départements à la liste des 16 départements sous mesures renforcées: l'Aube, le Rhône et la Nièvre.

Gabriel Attal: "Partout, l'épidémie s'accélère"

Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal s'exprime à l'issue du Conseil des ministres. "Partout sur le territoire, l'épidémie s'accélère".

"Pour endiguer le virus, nous devons contraintre les déplacements et fermer certains établissements", a-t-il justifié, ajoutant que "les mesures prises sont équilibrées". "Ces mesures sont efficaces dès lors qu'elles sont respectées".

Allemagne: le verrouillage renforcé le week-end de Pâques est abandonné

Le gouvernement d'Angela Merkel a renoncé à imposer pour le long week-end de Pâques un très controversé verrouillage renforcé, prévoyant la fermeture de tous les commerces et des offices religieux organisés par visio-conférence, a-t-on appris ce mercredi de source gouvernementale.

Angela Merkel a reconnu ce mercredi avoir fait "une erreur" en voulant durcir les règles pour Pâques et a confirmé l'abandon de ce projet qui avait provoqué des critiques de toutes parts.

"Une erreur doit être appelée une erreur et, plus important encore, elle doit être corrigée et si possible à temps", a déclaré la chancelière lors d'une allocution, à l'issue d'une réunion d'urgence avec les dirigeants des Etats-régions allemands.

Merkel convoque une nouvelle réunion de crise mercredi avec les régions allemandes

Angela Merkel a convoqué ce mercredi matin une nouvelle réunion de crise avec les 16 États-régions allemands, deux jours après un sommet anti-Covid critiqué de toutes parts, a annoncé mercredi le président du parti conservateur CDU.

"La chancelière a de nouveau invité les ministres-présidents (des Länder), aujourd'hui à 11 heures, au pied levé (...) et je pense que nous allons parler de manière très critique de ce qui s'est passé il y a deux jours", a déclaré lors d'un discours Armin Laschet, en référence au sommet nocturne organisé lundi.

Cette réunion avait débouché sur des mesures critiquées de toutes parts, dont la fermeture de tous les commerces et un appel à ne pas accueillir de fidèles dans les église le long week-end de Pâques.

Emmanuel Macron "suit l'état de santé de Roselyne Bachelot de près"

"Le président suit l'état de santé de Roselyne Bachelot de près", a indiqué une source proche du chef de l'État à BFMTV, après l'hospitalisation de la ministre de la Culture. Son cabinet assure qu'elle a été placée "sous surveillance", mais qu'il n'y a "pas de dégradation de son état, ni aucun événement générateur".

Le médecin réanimateur Jean-Michel Constantin alerte: la situation risque de devenir "pire que la première vague"

Jean-Michel Constantin alerte sur les risques d'une "situation purement catastrophique". Dans les hôpitaux d'Île-de-France, la situation est déjà "très nettement pire" que la deuxième vague, "le risque c'est qu'elle soit pire que la première", a assuré sur BFMTV le chef du service anesthésie-réanimation de la Pitié-Salpêtrière à Paris.

À une différence près: "au lieu d'être sur trois régions de France" seulement, cette nouvelle vague risque de submerger "l'intégralité de la France". "C'est pas faute d'alerter depuis plusieurs semaines", a-t-il poursuivi.

"On est au bout de ce qu'on peut faire en terme d'admissions en réanimation", a expliqué le soignant. "On continue à pousser les murs, mais c'est au prix de la déprogrammation et déprogrammer c'est déjà choisir quel patient on soigne. Quand on sera au bout de ça on sera debordés, donc on ne pourra pas prendre en charge tout le monde."

Positive au Covid-19, Elisabeth Borne est sortie de l'hôpital

Si Roselyne Bachelot est désormais hospitalisée, sa collègue Elisabeth Borne vient de sortir de l'hôpital. La ministre du Travail vient de l'annoncer sur son compte Twitter, où elle remercie le personnel soignant qui l'a accompagnée "pendant ces jours difficiles pour leur travail formidable".

Le patron de l'AP-HP s'adresse à ses soignants, après un nombre d'admissions "particulièrement élevé" en Île-de-France

Les chiffres de ce mardi ne sont pas bons en Île-de-France. "Qu’il s’agisse des entrées en réa ou en hospitalisation conventionnelle", ils "sont particulièrement élevés", écrit le directeur de l'AP-HP, Martin Hirsch, dans un mail adressé à ses troupes. "Nous n’avions pas connu un nombre d’entrées aussi haut en 24 h depuis la 1ère vague."

Dans ce courriel, Martin Hirsch détaille la situation dans les hôpitaux franciliens: "Beaucoup expriment le fait qu'ils trouvent la situation plus difficile à vivre qu'au printemps dernier, avec les incertitudes sur le moment où la courbe s'infléchira puis s'inversera, ce qu'on ne sait pas encore dire, avec aussi des patients qui s'aggravent très rapidement, indépendamment de l'existence ou non de facteurs de risques particuliers."

"Si le climat n'est pas le même, si les signes en sont moins visibles, si parfois des expressions sont malheureuses, nous sommes convaincus qu'en réalité, au fond d'elle-même l'ensemble de la population est avec vous et sait ou saura et réalisera les efforts gigantesques et permanents qui sont réalisés dans les hôpitaux", conclut le message.

Roselyne Bachelot hospitalisée

La ministre de la Culture, contaminée au Covid-19, a été hospitalisée, annonce son entourage, qui précise que son "état est stable et n'inspire pas d'inquiétude". Âgée de 74 ans, Roselyne Bachelot a été déclarée positive à la maladie samedi dernier.

"Son médecin a préconisé une surveillance accrue à l'hôpital pour les quelques jours à venir", a-t-on ajouté de même source.

Roselyne Bachelot est la deuxième ministre hospitalisée pour Covid-19 en quelques jours, après Elisabeth Borne en fin de semaine dernière.

Les policiers et les gendarmes "pourront faire partie" des publics prioritaires pour la vaccination à partir de la fin avril

Comme les enseignants, les policiers et les gendarmes "pourront faire partie" des publics prioritaires pour la vaccination à partir de la fin avril, a annoncé Gérald Darmanin sur BFMTV-RMC. Le ministre de l'Intérieur a évoqué le cas des forces de l'ordre, qui pourront être considérées comme des professions à risque face au virus.

Carnaval non-déclaré à Marseille: Darmanin dénonce "un geste égoïste"

Gérald Darmanin a également réagi au carnaval non déclaré, qui a rassemblé environ 6500 personnes ce week-end à Marseille. "On peut considérer tous que ça ruine le travail des soignants", a rétorqué le ministre de l'Intérieur sur BFMTV-RMC. "Quand on a la chance d'être bien portant et jeune, (...) c'est un geste égoïste de vivre en se foutant des autres".

Pour Darmanin, "on a encore devant nous plusieurs semaines difficiles"

"On a encore devant nous plusieurs semaines difficiles", a affirmé Gérald Darmanin ce mercredi matin sur BFMTV-RMC. "Le Covid prend de nouveau une sorte d'expansion, c'est très inquiétant", a expliqué le ministre de l'Intérieur, appelant les Français à notamment limiter les regroupements dans les week-end à venir et les repas familiaux.

Darmanin confirme qu'il n'y aura pas d'allègement des restrictions à Pâques

Il n'y aura pas d'allègement des restrictions pour le week-end de Pâques, a confirmé Gérald Darmanin sur BFMTV-RMC. "Les offices religieux pourront se tenir", dans le respect du couvre-feu, donc "avant 19 heures", a précisé le ministre de l'Intérieur. "Et on encourage les citoyens, nos compatriotes, à ne pas se regrouper durant les weekend qui viennent".

Vacciner "matin, midi et soir"? Pour l'infectiologue Odile Launay, ce n'est pas seulement "réalisable", c'est "souhaitable"

C'est la promesse d'Emmanuel Macron ce mardi: "Il n'y pas de week-end et de jours fériés pour la vaccination." Le président de la République a appelé à vacciner "au maximum", "tous les jours", "matin, midi et soir".

"Ça me paraît plus que réalisable, ça me paraît souhaitable", a réagi sur RTL l'infectiologue Odile Launay, membre du comité vaccin Covid-19. "On va avoir dans les semaines qui viennent plus de vaccins et donc l'urgence est de vacciner avec toutes les doses que l'on reçoit au fur et à mesure le maximum de personnes."

"Des centres qui ouvrent de bonne heure le matin, qui permettent d'être vaccinés y compris en soirée et le weekend, ça me paraît réalisable et encore une fois souhaitable", a-t-elle poursuivi, en référence au projet d'ouvrir de nombreux "vaccinodromes". "Ça n'empêchera pas de poursuivre ce qui est déjà en cours, avec des centres de vaccination qui aujourd'hui sont fonctionnels mais qui manquaient de doses, ça va augmenter la capacité."

Déprogrammer des opérations pour faire de la place en réanimation, un choix "terrible" pour les soignants

Dans les hôpitaux franciliens, la situation est "pire que pendant la deuxième vague", alerte ce mercredi matin Djillali Annane, chef du service de rénaimation à l'hôpital Raymond-Poincaré de Garches (Hauts-de-Seine). "On a en moyenne une centaine de patients qui arrivent tous les jous en réanimation et qui vont rester pour une moyenne de trois à quatre semaines", explique-t-il sur BFMTV.

"Il ne faut pas longtemps pour atteindre la saturation", poursuit-il. "Dès qu'un lit se libère, il est très rapidement réoccupé par un autre patient (...) et on a de nombreuses sollicitations qu'on ne peut pas satisfaire".

Pour faire face, l'Agence régionale de santé (ARS) a demandé aux hôpitaux d'Ile-de-France "d'anticiper une montée en charge du nombre de lits" de soins critiques avec un objectif de 2.200 lits disponibles pour accueillir les malades du Covid-19. Ce qui va nécessité des déprogrammations plus large.

"C'est terrible parce qu'on est en train de faire un choix d'une certaine façon, de dire qu'on va privilégier la prise en charge des patients Covid, on va reculer les soins des autres patients avec toujours un certain niveau de perte de chance pour ces patients dont on décale les soins", résume Djillali Annane.

"On parle d'interventions chirurgicales qui peuvent être reprogrammées, par exemple une prothèse totale de hanche ou une intervention pour une cataracte", liste-t-il. "On parle aussi de prise en charge médicale: certans bilans qui sefont à l'hôpital peuvent être décalés de quelques semaines, mais on voit bien aujourd'hui qu'on est dans une situation qui est très limitée parce que la densité et la tension des soins pour les autres patients non-Covid est tout aussi forte."

De nouvelles déprogrammations nécessaires en Île-de-France pour accueillir les patients toujours plus nombreux en réanimation

Vers de nouvelles déprogrammations en Île-de-France. L'Agence régionale de santé (ARS) a demandé aux hôpitaux franciliens "d'anticiper une montée en charge du nombre de lits" de soins critiques avec un objectif de 2200 lits disponibles pour accueillir les malades du Covid-19 - ils sont déjà près de 1400 patients pris en charge en réanimation dans la région.

"C'est tout l'enjeu de cette troisième vague hospitalière", résume ce mercredi matin le consultant santé de BFMTV, Alain Ducardonnet. "Les patients qui sont en réanimation sont plus graves et vont rester plus lngtemps, trois à quatre semaines, donc ça va créer cet engorgement."

"Le niveau de déprogrammation nécessaire (pour atteindre ce seuil) est en cours de calage avec les établissements", a assuré l'ARS. Selon Les Echos, cela nécessiterait la déprogrammation de 80% des activités médicales et chirurgicales.

"Pour trouver des lits il y a les transferts mais on a vu que ça ne marchait pas", note Alain Ducardonnet. "Les familles ne sont pas tellement d'accord, les patients sont instables et il y a 91% d'occupation dans les services de réanimation en France donc il n'y a pas tant de place que ça."

Par ailleurs, "il faut trouver du personnel mais il n'y en a pas de déplaçable donc ça veut dire qu'il faut fermer des lits, fermer des blocs opératoires pour trouver des personnes pour prendre en charge les pateints en réa". "Mais le problème", conclut-il, "c'est que vous avez des pertes de chance pour les autres patients", dont les opérations ou le suivi sont retardés.

"Il n'y a plus de place nulle part": un réanimateur alerte sur la situation des hôpitaux en Île-de-France

En Île-de-France, selon des chiffres arrêtés à samedi, le taux d'incidence s'est envolé à 551 nouveaux cas pour 100.000 habitants sur les sept derniers jours, bien au-dessus du seuil d'alerte maximale de 250.

Et la situation continue de se tendre dans les services de réanimation: invité de BFMTV ce mardi soir, le chef du service de réanimation à l'hôpital Bichat, Jean-François Timsit, a confié ne pas voir beaucoup "de perspectives réjouissantes dans les prochaines semaines".

"C'est très compliqué, il n'y a plus de place nulle part", a-t-il précisé, alors que 1360 malades du Covid-19 étaient hospitalisés en réanimation dans la région ce mardi. "On a encore essayé d'ouvrir une unité de quatre lits de réanimation dans un bloc opératoire".

Mais il explique sur notre antenne que "le niveau de gravité des patients admis en réanimation augmente de jour en jour", dans son établissement. "On arrive à une situation qui est extrêmement inquiétante", a poursuivi le professeur sur notre antenne.

Un couvre-feu instauré dès vendredi en Martinique

Un couvre-feu sera instauré en Martinique à compter de ce vendredi pour une durée de trois semaines, pour contrer une reprise de l'épidémie de Covid-19, a annoncé mardi le préfet Stanislas Cazelles.

De 22h à 5h, les Martiniquais ne pourront plus sortir sans une attestation dérogatoire et uniquement pour des motifs précis: activités professionnelles, consultations et soins urgents et motifs familiaux impérieux.

"Les contaminations ont souvent lieu le soir dans le cadre amical, familial et festif", a affirmé le préfet au cours d'un point de presse.

Les établissements recevant du public et qui ont une activité de restauration dans les centres commerciaux seront fermés et la consommation de boissons ou d'aliments interdite dans les galeries marchandes.

Le nombre de malades soignés en réanimation ne cesse de progresser

4400 dimanche, plus de 4550 lundi, 4634 mardi, le nombre de malades du Covid-19 soignés en réanimation ne cesse de progresser, se rapprochant du pic de la 2e vague de l'automne (4900 le 16 novembre).

"Au pic de l'automne, ça faisait plus de 15 jours qu'on était en confinement, des mesures de freinage très fortes avaient été prises", a souligné Frédéric Valletoux, le président de la Fédération hospitalière de France, sur LCI.

Le nombre total d'hospitalisations repart aussi à la hausse, avec 26.756 patients soignés dans les hôpitaux.

Dans trois régions, l'Ile-de-France, les Hauts-de-France et la Provence-Alpes-Côte d'Azur, l'afflux de malades a déjà contraint les hôpitaux à déprogrammer des soins et à "pousser les murs" pour augmenter les capacités d'accueil des cas graves

Nouveau Conseil de défense sanitaire ce mercredi matin

Bonjour à tous et bienvenue dans ce nouveau direct consacré à l'évolution de l'épidémie de Covid-19. Nous sommes mercredi et c'est donc le jour du désormais traditionnel Conseil de défense sanitaire à l'Élysée. Alors que les indicateurs se dégradent et qu'Emmanuel Macron promet d'accélérer la campagne de vaccination, le gouvernement attend de voir l'effet des mesures annoncées la semaine dernière.

D'autres départements en situation critique pourraient rejoindre les 16 confinés depuis ce week-end. La tension est forte dans une vingtaine d'entre eux, situés notamment dans l'est de la France.

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