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Violences à Paris: Hidalgo veut être reçue par Castaner

Anne Hidalgo - Image d'illustration

Anne Hidalgo - Image d'illustration - Yoan Valat - AFP

Selon elle, "les Français sont choqués de voir ces images d'émeutes" a-t-elle affirmé lors d'un point presse.

Au lendemain des scènes de guérille urbaine dont les rues parisiennes ont fait l'objet, la maire de Paris Anne Hidalgo s'est dite "attérrée." Quelques heures auparavant, lors d'un point presse, l'édile avait demande au ministre de l'Intérieur de la recevoir avec les maires des arrondissements de Paris touchés samedi soir par les violences et les dégradations commises. 

"Nous avons décidé avec les maires d'arrondissements impactés (les Ier, IIe, IVe, VIIIe, XVIe et XVIIe arrondissements), de demander au ministre de l'Intérieur de nous recevoir", a-t-elle indiqué.

"Nous avons travaillé avec la préfecture de police, mais à aucun moment et malgré nos demandes réitérées, les élus parisiens n'ont pas été conviés à travailler directement avec le ministre de l'Intérieur", a-t-elle encore déploré, en soulignant "l'expertise" des élus d'arrondissement et de la maire de la Paris, "qui doit pouvoir aider à ne pas se retrouver dans une telle situation".

"Dégoût"

"Lorsque nous aurons le coût de ces dégradations, je crois que tout le monde sera surpris tant elles sont immenses", a-t-elle pronostiqué, évoquant "beaucoup de dégradations de mobiliers urbains, de bâtiments publics et privés, de commerces".

Elle a évoqué "plus que du dégoût", par rapport à "ce qui s'est passé hier", et fait part du "profond respect de Paris et de ses élus, pour celles et ceux qui ont tenté de nous protéger, les policiers, les CRS, les pompiers". 

Selon elle, "les Français sont choqués de voir ces images d'émeutes inédites. Beaucoup nous ont dit": 'on n'a pas connu une telle violence depuis sans doute Mai 68 à Paris'".

"Cette crise est une crise majeure", a-t-elle insisté, se disant "consciente de cette violence et de ce qu'elle provoque par rapport à l'image de notre ville, la capitale de la France". 

Hugo Septier