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Rétablir l'état d'urgence? "Pas une bonne idée" pour Mélenchon

Jean-Luc Mélenchon dans l'émission BFM Politique, le dimanche 2 décembre.

Jean-Luc Mélenchon dans l'émission BFM Politique, le dimanche 2 décembre. - Capture d'écran BFMTV

Le leader de la France Insoumise, invité de notre antenne ce dimanche midi, demande à l'exécutif de sortir "de cette surenchère de violence".

Jean-Luc Mélenchon, invité de l'émission BFM Politique dimanche matin, est revenu sur l'éventualité d'un rétablissement de l'état d'urgence, estimant qu'il ne s'agissait "pas d'une bonne idée":

"Vous voyez, vraiment, la pas bonne idée. D'abord, il faut que les gens sachent que l’essentiel a été introduit dans la loi ordinaire. Il y a déjà des moyens incroyables de perquisition, d’assignation à résidence sans aucun contrôle."

"Le peuple français n’est pas l’ennemi des autorités"

Au lendemain de cette journée de heurts entre casseurs et forces de l'ordre en marge de la mobilisation des gilets jaunes, le député insoumis regrette "une surenchère de violence":

"On entend n’importe quoi. J’ai même entendu un syndicat de policiers dire de remettre l’armée. Vous vous rendez compte? Le maintien de l’ordre, les policiers le savent, c’est une technique, une méthode. Ça n'a rien à voir avec le métier de militaire qui s’occupe d’autres choses. Le peuple français n’est pas l’ennemi des autorités qu’il a lui-même constitué. Donc on ne va pas mettre l’armée dans la rue. Il faut sortir de cette surenchère de violence."

Samedi soir, le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner a déclaré sur notre antenne ne pas écarter la piste d'un retour à l'état d'urgence:

"Nous étudierons toutes les procédures qui nous permettront de sécuriser plus encore. Tout ce qui permettra de sécuriser plus, moi je n'ai pas de tabou. Je suis prêt à tout regarder."

Une réunion d'urgence se déroule ce dimanche après-midi à l'Élysée pour tenter de trouver des réponses à cette troisième journée de mobilisation qui s'est achevée dans la violence. Emmanuel Macron, Édouard Philippe, Christophe Castaner et le secrétaire d'État Laurent Nuñez sont présents.

E. P