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Valérie Pécresse veut que la région s'empare de la "compétence sécurité"

Invitée de BFM Politique ce dimanche, la présidente du Conseil régional d'Île-de-France, candidate à sa réélection, a présenté ses solutions pour "aller plus loin" sur la sécurité.

Interrogée sur les actes de violence dont ont été victimes Emmanuel Macron, François de Rugy et Jean-Luc Mélenchon sur le plateau de BFM Politique dont elle était l'invitée ce dimanche, la présidente de la région Île-de-France Valérie Pécresse a dénoncé une "société française très crispée" et a présenté ses solutions pour agir sur la sécurité à l'échelon régionale, en amont des élections où elle sera candidate à sa réélection.

"J’ai décidé que la région, qui n’a pas la compétence sécurité, allait s’en emparer", a-t-elle annoncé. "Je l'ai fait dès 2016, et on va aller plus loin lors du second mandat".

Une agence régionale des peines d'intérêt général

Valérie Pécresse estime que "le vrai angle mort de la sécurité aujourd'hui, c'est la sanction" et présente plusieurs mesures qu'elles pourrait mettre en place lors de son second mandat.

Elle souhaite notamment signer une convention avec le ministère de la Justice pour mettre en place "une agence régionale des peines d'intérêt général".

"C'est utile pour prévenir la récidive, explique-t-elle. Aujourd'hui, plus de 400 jours s'écoulent entre le prononcé d'un travail d'intérêt général et son exécution. La région va accueillir les condamnés et faire en sorte que les travaux d'intérêt général soient réalisés en moins de trois mois."

Valérie Pécresse veut également avoir la main sur "des places de prison et des places de centres éducatifs fermés pour les mineurs."

"Si l’état ne le fait pas, la région va le faire", a-t-elle déclaré.

"Deux poids, deux mesures"

La présidente du Conseil régional d'Île-de-France dénonce également "un sentiment de deux poids, deux mesures".

"Quand c'est le président de la République, on est condamné immédiatement, c'est quatre mois ferme. C'est très bien, j'approuve. Mais on ne peut pas ne pas avoir la même rapidité vis-à-vis [de violences envers] un enseignant, un médecin, un pompier", estime-t-elle.
Samuel Kahn