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Présidentielle: comment Emmanuel Macron s'échauffe pour 2017

Invité de BFMTV pendant son déplacement à Lyon, celui qui "n'est pas le produit du système politique", a répondu aux questions de Ruth Elkrief. Emmanuel Macron se dit avant tout "à l'écoute" des Français et croit en une réforme de l'Union européenne.

En marge de son intervention en clôture du sommet "des réformistes européens" à Lyon, Emmanuel Macron était l'invité de BFMTV. Interrogé par Ruth Elkrief, l’ex-ministre de l’Economie est revenu sur son mouvement En Marche!, les débats sur l’identité, l’UE ou encore les migrants dans ce qui semble être un tour de chauffe pour 2017. A défaut de propositions concrètes, il a dressé un calendrier. 

> Pas candidat, mais des meetings, et des idées

Interrogé sur une déclaration de candidature à l'élection présidentielle de 2017, Emmanuel Macron a assuré qu'il se prononcera "quand nous aurons été au bout de ce travail". "Je veux que ces idées [celles des réformistes européens, NDLR] gagnent", a-t-il assuré.

Mais pour ce faire, l'ancien ministre a bien l'intention de poursuivre ses meetings, qu'il préfère nommer "rendez-vous avec les Français". Trois sont ainsi programmés pour octobre, a-t-il confié sur notre antenne: à Strasbourg le 4, au Mans le 11, et à Montpellier le 18. Quant à un programme, Emmanuel Macron promet des idées "pour le mois de novembre".

> Le débat sur l’identité n’est pas au niveau

Après les récentes polémiques sur le burkini ou encore les Gaulois, Emmanuel Macron s’interroge : "Est-ce que c’est le problème des Français est de savoir si on vient des Gaulois, est-ce que c’est un problème de savoir s’il faut mettre un burkini?"

S’il ne reprend pas la formulation d’Alain Juppé sur "la nullité du débat politique", il estime que le candidat avait "raison de souligner que le débat politique n’est pas au niveau d’exigence intellectuelle, idéologique et de responsabilité qui est le nôtre".

L’ex-ministre de l’Economie plaide pour l’intégration à la française et appelle à ne pas céder à "l’hystérisation du débat".

"Je pense à toutes celles et ceux qui aujourd’hui dans leur discours ont des propos excessifs et considèrent que la République se conquiert contre une partie de ses enfants".

> L’UE dysfonctionnelle mais réformable

"L’avenir de la France passera par l’Europe", prévient Emmanuel Macron. Selon lui, aucun référendum sur le maintien de la France ou non dans l’Union européenne n’est nécessaire, c’est une "proposition irresponsable", selon lui.

L’ex-ministre de l’Economie plaide pour des "conventions démocratiques européennes" pour sortir "un projet pour l’Europe".

La crise migratoire doit aussi se gérer à l'échelle de l'UE, estime-t-il. Avec "des gardes-côtes, des gardes-frontières beaucoup plus forts" ainsi que des "coopérations auprès des pays d'origine" et "au niveau des renseignements".

> 80.000 adhérents pour En Marche

Lancé en avril dernier, En Marche! comptabilise déjà "80.000 adhérents" selon Emmanuel Macron.

"On s’engage en donnant ses coordonnées, en signant une charte de valeurs (…). Nous sommes dans une autre démarche", plaide-t-il. Un chiffre qui peut paraître surdimensionné quand on sait que le Front national compte 83.000 adhérents.

En avril dernier, son entourage confiait à BFMTV que 25.000 personnes avaient adhéré au mouvement

M.L.