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"Pas de bla-bla, du combat": Mélenchon motive ses troupes à Marseille

Le leader de La France insoumise, qui veut s'imposer comme le principal opposant à Emmanuel Macron, clôt ce dimanche les journées d'été de la France insoumise à Marseille avec un objectif: motiver ses troupes pour la rentrée sociale.

Les premières journées d'été de la France insoumise s'achèvent ce dimanche à Marseille. Dans un discours très attendu, Jean-Luc Mélenchon s'est attelé à motiver ses troupes. "C'est votre tâche à vous les Insoumis: pas de bla-bla, du combat", a-t-il lancé, invitant ses militants à se réunir le 23 septembre prochain contre les ordonnances réformant le droit du travail qui seront dévoilées cette semaine.

Une force d'opposition

"Il faut que le peuple déferle contre le coup d'Etat social et antidémocratique qui s'organise contre lui", a insisté le leader de La France insoumise qui espère ainsi que son mouvement s'impose comme la principale force d'opposition au chef de l'Etat. Une ambition qui tend d'ailleurs à se confirmer dans les sondages: d'après une enquête Ifop pour le Journal du Dimanche, Jean-Luc Mélechon est considéré par 59% des personnes interrogées comme la personnalité la plus à même d'incarner l'opposition à Emmanuel Macron dans les années à venir.

"Notre société est en train de basculer sous les coups du capital dans un ordre des chose et une organisation sociale qui tourne le dos à ce que le Conseil national de la Résistance et toutes les luttes de nos anciens ont forgé pour nous libérer", a souligné Jean-Luc Mélenchon.

Emmanuel Macron s'est "trompé"

Pour le leader de La France insoumise, le président de la République s'est "trompé", le peuple français ne voulant plus, selon lui, du libéralisme "qui abandonne les gens à la sauvagerie de la compétition de chacun contre tous".

"Le peuple français ne lui a pas donné les pleins pouvoirs, il s'est débarrassé de ceux dont il ne voulait pas (...). Il a balayé le parti de Nicolas Sarkozy. Il a balayé le parti de François Hollande et il a balayé le FN au deuxième tour. Il restait le chni, comme on dit dans le Jura et c'était lui!", a pointé avec véhémence Jean-Luc Mélenchon.

L'ancien candidat à la présidentielle a également taclé son rival socialiste en se targuant d'avoir dépensé en "18 mois de campagne présidentielle moins que ce que d'autres ont dépensé en trois mois", et ce pour obtenir "trois fois moins de voix". Une référence aux questionnements qui agitent le Parti socialiste, au sein duquel certains militants et élus s'interrogent sur les 15 millions d'euros qui ont été dépensés par le prétendant à l'Elysée, éliminé au premier tour de l'élection présidentielle avec seulement 6,36% des voix.

Une rentrée qui s'annonce agitée

Après avoir remercié les "3.000" militants qui ont participé aux université d'été du parti, le député des Bouches-du-Rhône a également assuré que la France insoumise ne faisait pas "sa rentrée" ce dimanche, mais n'était "jamais sortie".

De son côté, le président de la République réunira lundi matin son gouvernement au complet pour affiner les délicats arbitrages budgétaires. Mais Emmanuel Macron, dont la cote de popularité accuse une nouvelle chute de 14 points ce mois-ci, risque lui d'affronter une rentrée bien plus compliquée que prévu avec une première manifestation d'ampleur prévue le 12 septembre à l'appel de la CGT.

Maëva Poulet