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Anne Hidalgo estime qu'il faut laisser "le temps" à Emmanuel Macron

Anne Hidalgo lors de la présentation du projet du futur musée de la fondation Pinault, le 26 juin 2017 à Paris

Anne Hidalgo lors de la présentation du projet du futur musée de la fondation Pinault, le 26 juin 2017 à Paris - PATRICK KOVARIK / AFP

La maire de Paris s'est exprimée sur le début du quinquennat d'Emmanuel Macron, alors que celui-ci enregistre une baisse record de sa cote de popularité.

La maire de Paris Anne Hidalgo (PS) estime qu'il faut laisser "le temps" à Emmanuel Macron et qu'il "est trop tôt pour tirer des bilans" dans un entretien au Journal du Dimanche, alors que la cote de popularité du président est en chute libre. Elle juge toutefois qu'il existe "un autre chemin que la dérégulation".

Anne Hidalgo "n'envisage pas d'adhérer à En marche" mais "n'a pas à se définir comme opposante", dit-elle. "En tant que maire de Paris, y aura-t-il des moments où je serai amenée à dire que je ne suis pas d'accord avec le gouvernement? Sûrement. Mais je ne vais pas les définir a priori", insiste-t-elle.

Sur la réforme du marché du travail à venir, elle considère que "les ordonnances ne sont pas une méthode moderne de gouvernance".

"Ma conviction, c'est qu'il y a un autre chemin possible que la dérégulation", insiste-t-elle. "Nous avons besoin de reconstruire dans notre pays une force politique de gauche qui soit sociale-démocrate, européenne et écologiste".

"Du bon côté de l'Histoire"

Si elle dit "espérer" que la reconstruction de cette force sociale-démocrate "passe par le PS", la maire de Paris estime qu'il "faudrait un PS plus écolo et réellement social-démocrate". Dans cette reconstruction, l'ancien président François Hollande "aura le rôle qu'il a envie de jouer", même si, à ses yeux, il n'a "pas spécialement" sa place.

Sur la question des réfugiés, "le président de la République m'a assuré de son soutien", dit-elle. "Je n'ai aucune raison de ne pas faire confiance à une parole donnée".

"Il faut ouvrir de nouveaux centres de premier accueil dans les grandes villes, ne serait-ce que quatre ou cinq, en priorité le long du couloir rhodanien qui est une route migratoire. Et consacrer des moyens importants à l'intégration et à l'apprentissage du français", assure Mme Hidalgo. "Je suis partenaire de l'État tant que nous sommes sur la même longueur d'onde."

Interrogée sur sa politique vis-à-vis de l'automobile à Paris, Anne Hidalgo affirme qu'elle ne se laissera "pas intimider. Personne n'ignore aujourd'hui que la pollution de l'air tue. Un jour, tous les politiques qui savaient mais n'ont pas voulu agir seront mis face à leurs responsabilités. Je préfère être du bon côté de l'Histoire", dit l'élue qui va "continuer" quand on l'interroge sur sa candidature pour sa succession en 2020.

C. P. avec AFP