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Pour Valls, l'affaire Fillon "favorise le populisme et l'extrême droite"

Manuel Valls, candidat à la primaire de la gauche, était ce vendredi matin l'invité de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et sur RMC.

Invité vendredi matin sur BFMTV et RMC, Manuel Valls estime que "c'est à l'opinion de juger" si l'affaire Penelope Fillon est dévastatrice pour le candidat François Fillon. "Quand on aspire aux plus hautes fonctions politiques, qu'on se présente comme le candidat du courage, de la vérité et de l'honnêteté, il faut évidemment être impeccable".

"A chaque fois qu'il y a un soupçon, une affaire, forcément ça rejaillit sur l'ensemble des responsables politiques", constate Manuel Valls, "et ça fait du mal à la démocratie, elle est déjà marquée par une crise de confiance. Ca favorise le populisme, l'extrême droite, qui est elle-même poursuivie par la justice sur bien des sujets. Chaque candidat doit être conscient qu'il ne peut pas prêter le flanc au soupçon".

"Evidemment il y a un soupçon"

Le candidat Valls assure ne pas vouloir "faire un procès" à François Fillon, mais "c'est à lui de convaincre, de fournir toutes les explications. Je peux comprendre qu'il soit touché, atteint, puisque c'est son épouse qui est concernée. Donc la meilleure des réponses, c'est de fournir tous les éléments, mais évidemment il y a un soupçon".

L'ancien Premier ministre se dit favorable à l'interdiction d'embauche de proches par les parlementaires: "Quand il s'agit des deniers publics, il faut être au clair, donc il faut que le Parlement prenne cette décision, et qu'un parlementaire ne puisse pas en effet employer un proche parent".

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