BFMTV

Manuel Valls sera "loyal" mais "s'effacera" en cas de victoire de Benoît Hamon

Invité vendredi matin sur BFMTV et sur RMC, Manuel Valls explique qu'il ne pourra pas défendre le programme de Benoît Hamon, si ce dernier remporte la primaire de la gauche dimanche prochain.

A l'issue du second tour de la primaire de la gauche, que fera Manuel Valls s'il perd dimanche prochain face à Benoît Hamon? "Je ne pourrai pas défendre son programme", répond l'ancien Premier ministre, ce vendredi matin sur BFMTV et RMC. "Je serai loyal. Je m'effacerai. Mais d'abord je ne me place pas dans cette perspective". L'ancien Premier ministre regrette une campagne de la primaire "trop courte": "Elle ne permettait pas jusqu'à dimanche dernier la clarification nécessaire: sept candidats, sept projets, il y avait une forme de confusion".

Avec Benoît Hamon, "on rase gratis"

"Dimanche prochain, c'est un référendum", juge Manuel Valls, "sur trois sujets majeurs. C'est un référendum sur la valeur travail. Est-ce qu'on considère que le travail veut dire toujours quelque chose, ou est-ce qu'on renonce, et on distribue un revenu universel (défendu par Benoît Hamon, Ndlr) à chacun. C'est un référendum sur la valeur laïcité. Est-ce qu'on est prêt à reculer face à la montée des fondamentalismes. Et enfin sur la valeur politique: est-ce qu'on se fait élire en disant 'on rase gratis', on présente un projet de 500 milliards d'euros qui se traduiraient par une augmentation massive des impôts, ou est-ce que c'est un référendum sur un langage de vérité". Manuel Valls voit là "un scrutin historique pour la gauche et pour la France".

Manuel Valls voit là "un scrutin historique pour la gauche et pour la France". Dimanche prochain, "deux visions s'affrontent incontestablement", reconnaît-il. "Ca me paraît difficile" de défendre le programme de Benoît Hamon, prévient-il. "Donnez-moi la force de l'emporter, parce que si ce n'est pas moi, au lendemain de cette primaire, nous ne sommes pas en capacité de résister, là Mélenchon, ou là Macron (...). Moi je suis au cœur des progressistes, de Hamon jusqu'à Macron, parce qu'il faut rassembler".

>> Suivez notre direct sur la primaire à gauche