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Manuel Valls juge "inapplicable" le revenu universel de Benoît Hamon

Manuel Valls, candidat à la primaire à gauche, ancien Premier ministre, était ce vendredi matin l'invité de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et RMC.

Invité vendredi matin sur BFMTV et RMC, Manuel Valls "assume" le fait d'avoir gouverné, dans les réussites comme dans les échecs. Le bilan, "pourquoi s'en défaire?", interroge-t-il. Sur la promesse de Benoît Hamon d'un revenu universel, "inapplicable" selon lui parce qu'elle "exploserait le budget de l'Etat et les impôts", Manuel Valls appelle à "faire attention au cynisme des illusions": "Promettre quelque chose qu'on ne peut pas mettre en oeuvre pour gagner des voix, ce n'est pas possible".

L'ancien Premier ministre réagit aux critiques d'Emmanuel Macron à l'égard de la primaire à gauche, quand celui-ci la juge inutile au renouvellement du paysage politique: "L'idée d'essayer d'empêcher cette primaire et des électeurs d'aller voter, ce n'est pas très élégant, et c'est contre-productif, parce que les Français n'aiment pas qu'on leur impose un choix". Manuel Valls "a envie de débattre" avec le fondateur du mouvement En marche.

"Un coup, pas une gifle"

Manuel Valls a décidé de porter plainte après avoir reçu une gifle, "un coup", rectifie-t-il, parce que "gifle, il y a toujours un côté un peu sympathique". Son jeune agresseur, âgé de 19 ans, a été condamné à 3 mois de prison avec sursis et 105 heures de travaux d'intérêt général.

Le candidat justifie son choix d'avoir déposé plainte: "Ce n'est pas moi qui étais en cause, ce n'est pas ma personne, mais quand au nom d'une idéologie, là de l'extrême droite identitaire bretonne en s'affichant avec Dieudonné, on porte un coup à quelqu'un qui représente l'intérêt général, si on porte un coup à quelqu'un qui incarne, d'une certaine manière, l'autorité, c'est qu'on veut s'attaquer à l'autorité".

Au-delà de cette agression, "à travers le père ou l'avocate de ce garçon, il y a une demande de me rencontrer". Manuel Valls va de fait accepter de rencontrer son agresseur: "Je le ferai après cette campagne des primaires, parce que j'ai envie de discuter. Un jeune homme d'une vingtaine d'années à peine qui se livre à cet acte, sans jamais l'excuser, je veux essayer de comprendre comment un jeune garçon peut basculer ainsi dans une forme de violence. Il ne faut pas laisser passer cette violence. Moi je crois à la règle".

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Benoît Hamon

A.L.M.