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Affaire Hollande-Gayet: première dame, une pratique "surannée"

François Rebsamen, président des sénateurs PS, se prononce pour la disparition de la notion de première dame

François Rebsamen, président des sénateurs PS, se prononce pour la disparition de la notion de première dame - -

Le patron des sénateurs socialistes et maire de Dijon, François Rebsamen, souhaite ouvrir le débat sur le statut de première dame.

"Il ne faut pas qu'il y ait de première dame, c'est fini". En quelques mots mardi matin, François Rebsamen a condamné sans réserve le statut de Première dame.

"Il y a une réflexion que doit avoir le président de la République sur le rôle et la place de la personne avec laquelle il vit, ce qu'on appelle, parce c'est le cas, la première dame de France", a ainsi estimé le patron des sénateurs socialistes et maire de Dijon, sur RTL.

Une "pratique surannée"

"Je pense qu'il n'y a pas de première dame en France. Ce sont des pratiques surannées, désuètes, et qui devraient être bannies", a-t-il poursuivi.

Cette réflexion fait suite aux révélations du magazine Closer sur la vie privée du président de la République François Hollande. "D'ailleurs lui-même, à un moment, l'avait dit", a relevé François Rebsamen à propos de son ami François Hollande, dont il fut le numéro deux au PS. "On élit une personne et puis après tout, cette personne, elle vit seule, elle est célibataire, elle peut vivre avec un autre homme, une femme. Ca n'intéresse pas, ça ne doit pas interférer".

"Ca veut dire qu'il ne doit pas y avoir de première dame, c'est fini", a-t-il insisté.

François Hollande donne mardi sa troisième grande conférence de presse qui, alors qu'elle devait servir à insuffler la dynamique de l'année 2014, risque d'être polluée par la vie privée du chef de l'Etat.

S.A.